Charles-Ferdinand Nothomb

homme politique belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Charles-Ferdinand Nothomb, né le à Bruxelles et mort le [1] à Habay-la-Neuve[2], est un homme politique belge, membre du Parti social-chrétien (PSC) et ministre d'État à partir du .

PrédécesseurGérard Deprez
Législature47e et 48e
PrédécesseurErik Vankeirsbilck
Faits en bref Fonctions, Président du PSC ...
Charles-Ferdinand Nothomb
Illustration.
Charles-Ferdinand Nothomb en 2009.
Fonctions
Président du PSC

(2 ans, 2 mois et 22 jours)
Prédécesseur Gérard Deprez
Successeur Philippe Maystadt
Président de la Chambre des représentants de Belgique

(6 ans, 11 mois et 2 jours)
Législature 47e et 48e
Prédécesseur Erik Vankeirsbilck
Successeur Jozef Dupré

(1 an, 1 mois et 17 jours)
Législature 44e
Prédécesseur Edmond Leburton
Successeur Jean Defraigne
Vice-Premier ministre
Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation

(10 mois et 20 jours)
Premier ministre Wilfried Martens
Gouvernement Martens VI
Prédécesseur Guy Verhofstadt
Successeur Philippe Maystadt
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bruxelles (Belgique)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Habay-la-Neuve (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique cdH/PSC

Image illustrative de l’article Charles-Ferdinand Nothomb
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Il se lance très jeune dans la vie politique et devient député en 1968, puis président du PSC de 1972 à 1979. Tour à tour ministre des Affaires étrangères en 1980-1981, et de l’Intérieur de 1981 à 1986, il participe de près à la réforme de l’État et est confronté aux grandes questions politiques de l’époque : rapports Est-Ouest, désarmement, relations Nord-Sud, construction européenne, terrorisme international.

Lors de la crise politique commencée à l'été 2007, Charles-Ferdinand Nothomb fait partie des ministres d'État consultés officiellement par le roi Albert II au château du Belvédère pour trouver une solution.

Biographie

Charles-Ferdinand Nothomb naît le à Bruxelles, mais grandit à Habay-la-Neuve[3]. Il est le treizième et dernier enfant de Pierre Nothomb, il est descendant de Jean-Baptiste Nothomb[4], qui fut premier ministre de 1841 à 1845. Charles-Ferdinand est titulaire d'un doctorat en droit (1957) et d'une licence en sciences économiques (1958). Il participe rapidement à des mouvements de jeunesse dans divers cercles politiques et devient président national des Jeunes PSC. Marié à Michèle Pouppez de Kettenis de Hollaeken Dryepondt, il est père de trois enfants.

Il effectue plusieurs voyages d’études en Chine, en URSS et dans les pays d’Europe de l’Est (1960-1961), tout en étant chercheur en Sciences économiques à l’UCL (1958-1959), puis fonctionnaire au Service d’Études du ministère des Affaires économiques (1959-1963)[5].

Il devient attaché de Cabinet du ministre Raymond Scheyven, puis est chargé de mission au Cabinet des ministres de la Culture française, Paul de Strexhe ( - ), et Pierre Wigny ( - ).

Il gagne sa première élection législative et entre à la Chambre comme représentant de l’arrondissement d’Arlon-Marche-Bastogne. C’est le commencement d’une longue carrière parlementaire et ministérielle au cours de laquelle il sera élu à neuf reprises à la Chambre (de 1968 à 1995), avant de prendre la direction du Sénat (1995-1999)[6],[7].

En , lors du drame du Heysel, il est ministre de l'Intérieur et sa démission est réclamée[8],[9] mais c'est finalement Jean Gol qui fait tomber le gouvernement à ce sujet[10].

Face aux déclarations de Gérard Deprez, il se présente à la présidence du parti face à Joëlle Milquet. Il remporte les élections à 23 voix près et occupe le poste pendant deux ans[3].

En 2012, il décide de reprendre des études universitaires, en faculté de philosophie à Louvain-la-Neuve et décide de vivre en kot (colocation étudiante), en compagnie de son épouse Michèle qui suivra, elle, quelques cours de littérature en tant qu'élève libre[11].

Il publie un récit chez Weyrich mettant en avant les 50 dernières années de la province de Luxembourg, sous le titre 1960-2010, la réussite d’une province rurale[12].

Carrière professionnelle

Carrière politique

Publications

  • Charles-Ferdinand Nothomb, Finances publiques : pourquoi, comment, Éd. l'Effort,
  • Charles-Ferdinand Nothomb, La vérité est bonne, Bruxelles, Éd. Didier-Hatier,
  • Charles-Ferdinand Nothomb, De Waarheid mag gezegd worden, Bruxelles, Éd. Elsevier,
  • Charles-Ferdinand Nothomb, Démocratie belge, Louvain-La-Neuve, Éd. Duculot,
  • Charles-Ferdinand Nothomb, La Poste belge, Habay-La-Neuve, Chez l'auteur
  • Charles-Ferdinand Nothomb, Principes de démocratie : le modèle de la Belgique fédérale : la Constitution de 1994, Louvain-La-Neuve, Éd. Duculot-De Boeck,
  • Charles-Ferdinand Nothomb, Le fond des choses, Éd. Quorum,
  • Charles-Ferdinand Nothomb, Le chemin de fer, Habay-La-Neuve, Chez l'auteur
  • Charles-Ferdinand Nothomb et Pierre Vercauteren, L'après-duopôle, Paris, Éditions Economica, , 215 p. (ISBN 978-2-7178-3225-9)
  • Charles-Ferdinand Nothomb, Mon plan de paix pour la Belgique : entretiens avec Christian Laporte, Bruxelles, Éditions Racine, , 200 p. (ISBN 978-2-87386-606-8)

Décorations

Décorations belges

Décorations étrangères

Archives

Les Archives de l’État à Arlon conservent environ 450 mètres d’archives, déposées par Charles-Ferdinand Nothomb en 2010. Ces archives, en voie d’inventorisation, sont consultables sur demande.

Notes et références

Voir aussi

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