Charles-François Chevé

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Charles F. Chevé
Charles-François Chevé vers 1855.
Biographie
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Organisation
A travaillé pour
L'Atelier (1840-1850), L'Ami de la Religion, Le Correspondant, Le Spectateur, La Revue nationale, L'Alliance, L'Unité, L’Intelligence Le Socialiste, Le Peuple (1848), Encyclopédie théologique, Journal des villes et des campagnes, Le Français, Le Phare de la Manche
Religion
Idéologie

Charles-François Chevé, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un journaliste, écrivain, publiciste et socialiste chrétien français.

Conspirateur républicain sous la monarchie de Juillet puis proche des théories de Philippe Buchez, il devient proche de Proudhon et des socialistes en 1848 avant de finir sa vie dans la presse catholique.

Conspirateur républicain sous la monarchie de Juillet

Né en 1813 et commençant sa vie comme teneur de livres, Charles-François Chauvé combat à Paris lors des Trois Glorieuses aux principaux points où éclate l'insurrection. Républicain de conviction et déçu par l'avènement de Louis-Philippe, il passe en Belgique où la révolution vient de commencer, et s'engage dans la Légion française. L'année suivante, en 1832, il participe comme volontaire français au cours de la petite guerre autour d’Anvers contre le roi des Pays-Bas[1]. Il quitte finalement la Belgique pour s'engager comme volontaire sur un vaisseau qui va porter des munitions aux insurgés polonais luttant contre les troupes du Tsar de Russie. Malheureusement, ce vaisseau est surpris par un flotte russe ; il refuse de se rendre et réussit à s'échapper pour retourner en France.

Dès son retour, Chevé commence à s'impliquer activement au sein des sociétés secrètes républicaines dont la Société des droits de l'homme au sein de laquelle il devient chef de série.

Réunion de la Société des droits de l'homme en 1834.

C'est en 1833 que lui, François-Vincent Raspail, quelques élèves de l'École polytechnique et des ouvriers, son arrêtés pour complot : c'est le « Procès des vingt-sept ». Malgré un testament retrouvé par les autorités qu'il avait rédigé dans la prévision d'un soulèvement et où il léguait à son enfant « l'héritage de ses croyances », il est finalement acquitté et peu reprendre ses activités.

La conversion au catholicisme et au socialisme

Bien qu'ayant été « élevé en dehors de toute croyance religieuse » et n'ayant « jamais, depuis son enfance, entendu la voix d'un catholique ou d'un prêtre », il se convertit vers 1838 au catholicisme sous l'influence des théories du socialiste-chrétien Philippe Buchez, celui-ci lui accordant une place au sein de la rédaction du journal L'Atelier à partir de 1840. Devenu publiciste, il collabore à L'Ami de la Religion, au Correspondant, à La Revue nationale, et publie notamment une brochure intitulée Programme démocratique ou Résumé d’une organisation complète de la Démocratie radicale. L'année suivante, songeant à suivre Henri Lacordaire qui venant de rétablir l'ordre des Frères Prêcheurs et lui ayant procuré, vers 1844, une place de rédacteur au journal catholique de Dijon, Le Spectateur[1], Chevé abandonne sa collaboration à L'Atelier pendant quelque temps mais n'abandonne pas pour autant le militantisme puisque publie en 1842 la brochure Catholicisme et Démocratie, ou le Règne du Christ.

Collaborateur du Peuple de Proudhon

On retrouve Chevé en 1848 ayant déménagé à Nantes où il publie successivement deux journaux : L'Alliance et L'Unité. Se déclarant catholique, L'Alliance (en référence à « l'alliance du catholicisme et de la liberté »), écrit Chevé, souhaite « travailler à l'amélioration du sort des classes les plus pauvres et à leur réhabilitation matérielle et morale ». Le journal tombe cependant en aux mains des catholiques conservateurs et Chevé doit publier un nouveau journal plus radical nommé L'Unité à partir de novembre. Dans cette feuille très républicaine, Chevé y combat la candidature de Louis-Napoléon à la présidence et s'y prononce contre le pouvoir temporel du pape et l'expédition de Rome.

Semblant avoir subi l'influence des théories économiques de Pierre-Joseph Proudhon, il quitte Nantes après la fermeture de L'Unité en pour venir s'installer à Paris et collaborer au journal Le Peuple. Il publie au même moment une brochure intitulée Le Dernier Mot du socialisme, par un catholique, dans lequel il s'efforce de démontrer l'illégitimité de l'intérêt et des revenus sans travail et de la nécessité du caractère chrétien que doit revêtir le socialisme.

Après la suspension du Peuple, Chevé crée un nouveau journal Le Socialiste, qui n'a que quelques numéros, pour défendre sa théorie de l'« égal-échange ». Restant proche de Proudhon, il collabore à son journal La Voix du Peuple dans lequel il amorce ce qui deviendra la célèbre polémique entre Proudhon et Frédéric Bastiat sur la gratuité du crédit ; c'est aussi un de ses articles qui, d'après Alfred Darimon, permit de faire élire Eugène Suë en 1850.

Le Socialiste, premier numéro du 8 juillet 1849.

Fin de vie dans la presse catholique

Bien que restant un des principaux rédacteurs du Peuple, Chevé se retrouve vite contraint de choisir entre le socialisme antireligieux et le catholicisme, et décide en définitive d'abandonner Proudhon. Sous l’Empire, il revint à la presse catholique et devint rédacteur en chef du Journal des villes et des campagnes, puis du Français, avec François Beslay, fils de Charles Beslay, dans lequel il y attaqua la politique de l’Empire. À la fin de l’Empire, il alla diriger à Cherbourg Le Phare de la Manche puis se rallia à la politique conservatrice de Adolphe Thiers au début de la Troisième République.

Notes et références

Publications

Bibliographie

Liens externes

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