Charles-François de Bonnay

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Charles-François de Bonnay
Illustration.
Fonctions
Ministre d'État
Pair de France

(210 ans, 7 mois et 13 jours)
Président de l'Assemblée constituante (refuse la présidence)

(moins d’un jour)
Prédécesseur Jérôme Pétion de Villeneuve
Successeur Antoine Balthazar Joachim d'André
Président de l'Assemblée constituante

(14 jours)
Prédécesseur Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau
Successeur Jean-Baptiste Treilhard

(14 jours)
Prédécesseur Jacques-François de Menou
Successeur François-Henri de Virieu
Député du bailliage du Nivernais et du Donziois aux États généraux de 1789

(2 ans, 6 mois et 7 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Cossaye
Date de décès (à 74 ans)
Lieu de décès Ancien 1er arrondissement de Paris
Enfants Joseph-Amédée de Bonnay

Signature de Charles-François de Bonnay

Charles-François, marquis de Bonnay, né le à Cossaye et mort le à Paris, est un militaire, diplomate et homme politique français.

D'une ancienne famille noble du Nivernais, il fut nommé page du roi Louis XV en 1765. En 1768, il rentre comme sous-lieutenant au régiment du roi-dragons. En 1774, il est nommé exempt des gardes du corps du roi (compagnie de Villeroy), avec brevet de capitaine de cavalerie. En 1776, il passe sous-lieutenant des gardes du corps, puis mestre de camp de cavalerie en 1779.

Élu, le , député suppléant de la noblesse aux états généraux par le bailliage du Nivernais et du Donziois], il est admis à siéger dès le suivant, en remplacement du comte de Damas d'Anlezy, démissionnaire.

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen lui doit ses articles 7, 8, 9 (non rétroactivité des lois pénales). L'article 10 est introduit à son initiative (liberté d'opinion)[1].

Élu président de l'Assemblée, le , le , il soutient les ministres, surtout Armand Marc de Montmorin Saint-Hérem, attaqué pour avoir autorisé le passage des troupes autrichiennes sur notre territoire, et défendit les gardes du corps accusés par Chabroud d'avoir provoqué les journées des 5 et 6 octobre 1789. Il est considéré comme un des collaborateurs du journal les Actes des Apôtres, dirigé par Jean-Gabriel Peltier. Il préside la fête de la Fédération le « suscitant l'ire de Mirabeau »[1].

Réélu président en , il refuse.

Au retour de Varennes, Bonnay est accusé d'avoir su la fuite du roi ; il s'en défend avec succès : « Si le roi m'avait consulté, dit-il, je ne lui aurais pas conseillé ce voyage ; mais si j'avais reçu l'ordre de l'accompagner, je me serais empressé d'obéir et de mourir à ses côtés ». Quand le pouvoir exécutif fut retiré au roi, M. de Bonnay déclara qu'il ne prendrait plus part aux délibérations de l'Assemblée.

Il émigre avec le comte de Provence pour remplir près de lui les fonctions de ministre pendant son séjour à Varsovie, puis en Angleterre.

En , le roi le nomme ministre plénipotentiaire à Copenhague ; il reste à ce poste pendant les Cent-Jours. Nommé Pair de France par Louis XVIII le , il vote pour la mort dans le procès du maréchal Ney, est promu lieutenant-général, le , et nommé, le , envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Berlin.

Pendant la session de 1816, dans un discours à la Chambre haute, il se plaint hautement des entraves que la Chambre introuvable apportait à la marche du gouvernement.

Il est nommé ministre d'État et membre du Conseil privé du roi en 1820 et gouverneur du château royal de Fontainebleau en 1821. Il meurt le à Paris.

Bonnay est l'auteur spirituel d'un poème héroï-comique, la Prise des Annonciades, qu'il compose lorsque M. de Barentin fut vainement recherché dans ce couvent, dont sa sœur était l'abbesse.

Les papiers personnels de Charles-François de Bonnay sont conservés aux Archives nationales sous la cote 37AP : Inventaire du fonds 37AP.

Sources

Notes et références

Liens externes

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