Charles-Henri de Clermont-Tonnerre
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| Bailli Auxerre |
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| Comte de Clermont | |
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| Prédécesseur | |
| Successeur | |
| Comte de Tonnerre | |
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| Prédécesseur | |
| Successeur | |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Activité | |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Conjoint |
Catherine d'Escoubleau (d) (à partir de ) |
| Enfants |
Roger de Clermont François de Clermont-Tonnerre Charles-Henri de Clermont-Tonnerre (d) Isabeau de Clermont (d) |
| Grade militaire | |
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| Distinction |
| Connétable et grand maître héréditaire de Dauphiné pair de France |
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Charles-Henri de Clermont-Tonnerre, né le et mort le , est un comte de Clermont et de Tonnerre, marquis de Cruzy, baron d'Ancy-le-Franc et de Cruzy, seigneur de Husson (Husson), de Laignes, de Ravières, vicomte de Tallard (jusqu'en 1600), est un militaire français du XVIe siècle appartenant à la Maison de Clermont-Tonnerre. Il est connétable et grand-maître héréditaire du Dauphiné et pair de France.
Origines
Charles-Henri de Clermont-Tonnerre naît le [1]. Il est issu de la maison de Clermont-Tonnerre[1],[2]. Il est le fils unique d'Henri Antoine de Clermont (°1540 † ), vicomte de Tallard, duc de Clermont (1571), puis duc de Clermont-Tonnerre (1572), et de Diane de La Marck[1],[2].
Il est à la fois l'arrière petit-fils et petit-neveu de Diane de Poitiers[1].
Carrière militaire
Il participe, en 1595 à la bataille de Fontaine-Française. Il sera par la suite lieutenant-général en Bourgogne et bailli d'Auxerre, le .
Le , il est fait chevalier des ordres du Roi (ordre de Saint-Michel et Ordre du Saint-Esprit). Il est capitaine de 50 hommes d'armes des ordonnances du Roi, conseiller en ses conseil d'État et privé et Pair de France.
Héritage de Tonnerre
Louise de Clermont † , duchesse d'Uzès et comtesse de Tonne, sans descendance, fait de son neveu, Henri Antoine de Clermont, père de Charles-Henri, son successeur, pour son comté de Tonnerre[2],[3]. Son père, fait duc de Clermont (1571), puis duc de Clermont-Tonnerre (1572), est autorisé par le roi Charles IX d'associer à son patronyme celui de « Tonnerre »[2],[4]. Mort lors du siège de La Rochelle (1573), il n'a pas eu le temps de faire enregistrer ses titres[2],[4]. Charles-Henri devient l'héritier de sa grand-tante Louise[4].
Gustave Chaix d'Est-Ange (1912) indiquait qu'il a refusé dans un premier temps la succession avant de se raviser puis de racheter le comté de Tonnerre, le [2]. Fromageot (1973) qu'il n'accepte son héritage que « sous bénéfice du prince », versant ainsi la somme de 180 300 livres, pour se voir reconnaître ses droits par le roi[4]. L'adjudication est rendu par arrêt du Parlement de Paris le [4].
Aménagement de la ville de Tonnerre

Homme très pieux, il dote la ville de Tonnerre de nombreux monuments religieux. En 1590, il pose la première pierre de la reconstruction de l’église Saint Pierre, ravagée par un incendie en 1556. Il fonde une congrégation d’hommes, le couvent des Frères Minimes, dont la construction débute le à partir des pierres formant les ruines du château de Montbellant[1]. Mais aussi une congrégation féminine, la ville de Tonnerre manquant, à cette époque, de religieuses enseignantes pour l’éducation des jeunes filles. En 1628, six ursulines s'installent à Tonnerre et achètent l'année suivante un vaste territoire.
Amateur de manuscrits médiévaux
En 1611, Tonnerre donne au couvent des Minimes qu'il a fondé, une quarantaine de manuscrits médiévaux et d'incunables imprimés sur velin dispersés lors de ventes successives dans différentes bibliothèques d'Europe, des États-Unis et du Japon[5].
Mort et succession
Charles-Henri de Clermont-Tonnerre meurt le [6].