Charles Auguste Guillaume Weissenbruch
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| Charles Auguste Guillaume Weissenbruch | |
| Naissance | Sarrebruck |
|---|---|
| Décès | [1] (à 81 ans) Bruxelles |
| Profession | journaliste, éditeur |
| Historique | |
| Presse écrite | Journal encyclopédique |
| Autres médias | Société typographique de Bouillon |
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Charles Auguste Guillaume Weissenbruch, né le à Sarrebruck, mort le à Bruxelles, est un journaliste et éditeur belge. Il est le beau-frère, l’associé puis le successeur de Pierre Rousseau au Journal encyclopédique et à la Société typographique de Bouillon. Il est également le gendre de l’éditeur d’Amsterdam Marc-Michel Rey.
Fils d'un conseiller de Régence du prince de Nassau-Sarrebruk, Charles Auguste Weissenbruch[2] devient, par le mariage de sa sœur Louise-Frédérique le , le beau-frère de Pierre Rousseau, propriétaire du Journal encyclopédique[3].
En , il épouse Jeanne Marguerite Rey, fille de Marc Michel Rey, et devient ainsi le gendre du célèbre éditeur d'Amsterdam, qui publie Jean-Jacques Rousseau[4],[5].
Son fils Louis Jules Henry, né en 1772, prend sa succession, puis devient imprimeur de la préfecture, grâce à la protection de Louis-Ghislain de Bouteville du Metz, devenu commissaire du gouvernement français en Belgique. Il deviendra l’imprimeur du roi des Pays-Bas de 1815 à 1830[6].
Vie professionnelle
À 13 ans, en 1757, Weissenbruch est engagé comme apprenti par Pierre Rousseau[7]. En 1760, il est bombardé directeur du Bureau de la librairie, chargé du suivi des commandes et des livraisons[8].
Peu après la fondation de la Société typographique de Bouillon, il rachète en la part de Jean-Baptiste-René Robinet, qui s'en retire[9],[10], puis en celles des frères Jean et Jean-Louis Castilhon, qui ont repris le Journal de Trévoux[11]. Il prend également leur succession dans la rédaction du Recueil philosophique et littéraire de la Société typographique de Bouillon, qui paraît jusqu'en 1780[12],[13].
En 1776, il est nommé formellement directeur de tous les journaux que publie la Société typographique : le Journal encyclopédique, la Gazette des gazettes, le Journal de jurisprudence, et la Gazette salutaire. Mais Pierre Rousseau, qui réside à présent le plus souvent à Paris, continue à leur porter une grande attention[14].
Weissenbruch remplace Jean-Pierre Louis Trécourt à la direction de la Société typographique en 1783[15], et tente, avec un succès mitigé, de pallier ses nombreuses erreurs de gestion[16].
En 1785, après la mort de Pierre Rousseau, sa veuve et lui récupèrent le privilège des journaux[17]. La Société typographique est mise en liquidation en 1788[4].
En 1793, Weissenbruch, accusé de jacobinisme, est déclaré d'arrestation, mais est libéré par la garnison française responsable du château de Bouillon[18]. Il arrête la parution des journaux, continue à imprimer quelques ouvrages, puis transporte en 1795 les presses à Bruxelles[6].