Charles Ballot (historien)

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Décès
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VerdunVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Charles BallotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité

Charles Ballot, né le dans le 10e arrondissement de Paris et mort pour la France à Verdun dans le département de la Meuse le , est un spécialiste de l'histoire économique du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Jeunesse et activité d'historien

Charles Ballot, né le [1] au No 52 de la rue du Faubourg-Poissonnière à Paris, est le fils de Louis Eugène Ballot (1843-1916), avocat et de Sarah Anne Eugénie Chatard de Fargeas (1848-1896)[2].

Sa famille est proche de celle de Ludovic Halévy. Son fils, l'écrivain et philosophe Élie Halevy se souvient que la mère de Charles Ballot « qui se savait condamnée, l'avait, avant de mourir, recommandé à ma mère, et pour lui, pour sa sœur, pour son père lui-même, la maison de mes parents puis, après que je me fus marié, notre maison aussi, furent comme deux maisons adoptives »[3].

Après l'obtention de la licence en 1904, il fait son service militaire de 1905 à 1906 au 31e régiment d'infanterie. Passé dans la réserve, il est nommé caporal en 1909[4]. Il poursuit ses études et réussit l'agrégation d'histoire et géographie en 1908[3],[5]. Dès lors, il devient professeur et enseigne au lycée de Lons-le-Saulnier, au lycée de Tours et au lycée Louis-le-Grand[3].

En 1908, à la mort de leur tante Cécile Aline Hilda Chatard de Fargeas, épouse du général Georges Noël (1835-1915), Charles, sa sœur Fernande et le mari de celle-ci Lucien Mayrargue, héritent de sa maison à Alger[6],[7]. Il s'agit de la fameuse Villa Carmen[8], où leur tante, qui s'y faisait appeler la générale Carmencita Noël[9], organisait des séances de spiritisme avec la fiancée de son fils, Marthe Béraud, et auxquelles assista notamment le physiologiste Charles Richet[10].

Ayant lu les travaux de Paul Mantoux sur la Révolution industrielle en Angleterre, Charles décide en 1910 d'entreprendre une thèse de doctorat sur les débuts du machinisme en France sous la supervision d'Ernest Denis. Il y travaille en parallèle de son activité d'enseignant et publie quelques articles dans des revues, mais la guerre interrompt son travail[11].

Son ami Claude Gével, camarade de lycée et de la Sorbonne, regroupera les textes achevés, les notes manuscrites et les plans de l'ouvrage qui sera publié en 1923 sous le titre L'introduction du machinisme dans l'industrie française[12],[13],[14].

Sous-officier puis officier pendant la Première Guerre mondiale

Lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme caporal au 266e régiment d'infanterie et dix jours plus tard, il est sur le front en Lorraine. Fin , il est transféré avec sa section dans le 152e régiment d'infanterie[15] et nommé sergent, dans la voisinage de l'Hartmannswillerkopf[16].

En , son régiment est transféré dans la Somme et participe à l'attaque du village de Sailly-Saillisel le . Charles, nommé sous-lieutenant, y est blessé par une balle qui lui fracture l'avant-bras et l'envoie à l'arrière pour être soigné[4]. Après sa convalescence, on l'emploie au bureau de la presse, ce qui l'ennuie, puis dans un poste d'état-major au front où il est chargé d'interroger les prisonniers de la bataille du Chemin des Dames[16].

Malgré les difficultés liées à sa fracture qui ne se consolide pas, il retourne au front dans son régiment et participe fin à une dure bataille en Champagne au cours de laquelle il est légèrement blessé à la tête. Il est nommé lieutenant en septembre et, son capitaine ayant été tué, prend le commandement de la 1ère compagnie[1]. Début , son régiment est appelé devant Verdun et reste sous les obus sans être relevé pendant six semaines[17].

Le , Charles écrit dans une lettre : « Enfin, je crois que ce séjour tire à sa fin ; nos hommes auront bien gagné leur repos… Mon bras me fait souffrir ; le froid ne lui réussit pas […] Voilà que je geins presque […] Je suis en train de lire le journal de Tolstoï. C'est bien beau »[1].

Grièvement blessé par des éclats d'obus à Bezonvaux le , Charles Ballot est transporté à l'ambulance 10/22 de la caserne Bévaux-Beaulieu à Verdun. Il y meurt le même jour et est inhumé sur place, dans ce qui est devenu la Nécropole nationale Bévaux (tombe individuelle 2247)[4],[18],[19],[20].

Œuvres principales

Distinctions

Hommages

Bibliographie

Références

Liens externes

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