Charles Bivort
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Troine (Grand-duché de Luxembourg)
15e arrondissement de Paris
Française
Charles Bivort
| Naissance |
Troine (Grand-duché de Luxembourg) |
|---|---|
| Décès |
(à 75 ans) 15e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
Luxembourgeoise Française |
| Profession |
Journaliste |
Charles Bivort, né le à Troine et mort le à Paris, était un entrepreneur, écrivain, journaliste et inventeur d'origine luxembourgeoise et naturalisé français[1].
Son père, qui était douanier, fut transféré de Troine à Oberpallen quand Charles était enfant. Il y fit ses études primaires. Il fréquenta ensuite, pendant trois ans, l'Athénée Royal d'Arlon[2].
Il publia, à Paris, en 1902, Mon village où il relate ses impressions d'enfance à Oberpallen. Il y décrit également l'histoire, les coutumes, la religion et les fêtes du village[3].
En 1865, après le décès de son père, il quitta le Luxembourg pour Paris. Il fut d’abord employé dans une fabrique de chocolats puis devint représentant de commerce dans le domaine du sucre[3].
Journaliste économique
Entre 1870 à 1873, Charles Bivort fit paraître un Annuaire du commerce et de l'industrie du sucre[4]. Vers 1876, il devint directeur du Bulletin des Halles, quotidien qui exposait les cours et actualités des produits de l'agriculture et de l'industrie. Sous sa direction, le nombre d'abonnés passa de 4 000 à 20 000. Il quitta la direction du journal en 1907[5].
Il a fondé le Journal de la meunerie en 1883 et organisé la première exposition française de meunerie en 1884[5].
En 1889, fut inaugurée la nouvelle Bourse de commerce de Paris. Charles Bivort publia à cette occasion La Halle au blé en 1789, la Bourse de Commerce en 1889 : Cent ans. Il a fondé au même moment l’Imprimerie de la Bourse de Commerce, située rue Jean-Jacques Rousseau, où il imprimait des journaux et revues, essentiellement dans le domaine du commerce et de l'industrie[5],[6].
Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur et reçut la croix d'officier de l'ordre de la Couronne de Chêne[3].
Société générale des téléphones
En 1880, Charles Bivort a participé à la création de la Société générale des téléphones, une des toutes premières de l'industrie téléphonique. Il prétendait être à l’origine du mot « Allô » qui serait une déformation de « Allons ». L’anecdote est reprise par Dauzat[7] mais relève probablement de la légende[8].
Salons du Cycle
Parmi les journaux fondés par Charles Bivort dans les années 1880, on trouve L'Industrie vélocipédique. Il fut directeur du premier Salon du Cycle qui se déroula à Paris, salle Wagram, en . Il fut de nouveau commissaire général chargé d'organiser le deuxième Salon du Cycle, en . Lors du troisième Salon du Cycle, en 1895, il reçut le président de la République, Félix Faure. Le quatrième Salon du Cycle, en 1896, est le dernier organisé par Charles Bivort[5].

Musée Saint-Georges
Charles Bivort amassa progressivement une fortune considérable qui lui permit d'acheter une villa à Chelles, en Seine-et-Marne, près de Paris. Il y fonda son propre musée, le musée Saint-Georges[9].
Sténophile Bivort

Charles Bivort fut l'inventeur d'une machine à sténographier, la Sténophile Bivort dont il a existé trois versions[10]. Malgré un succès initial, elle ne parvint pas à se maintenir durablement et, avec l'arrivée d'un concurrent, le Sténotype Grandjean, techniquement supérieur, son succès s'estompa peu à peu.
Cependant, l'aveugle Louis-Germain Lejeune vit le potentiel de l'invention de Bivort et commença à l'adapter aux aveugles. Avec l'aide du directeur de l'atelier de l'école Braille, le Sténophile Braille fut créé. Celui-ci fut utilisé dans une école spéciale que Bivort lui-même avait fondée. À partir de cette machine, Louis-Germain Lejeune et Pierre Villey construisirent le Sténophile Lejeune-Villey[11].
Charles Bivort est décédé le à Paris. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise[12].