Charles Brunet

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Charles Brunet, né le à Paris et mort le à Paris 5e, est un bibliographe français.

En 1832, Brunet faisait partie de la garde nationale de Paris. Il a été l’un des premiers à marcher à l’assaut des barricades élevées aux abords du cloître Saint-Merry, par les insurgés des 5 et 6 juin. Grièvement blessé à la jambe, il a obtenu, pour sa conduite, la croix de la Légion d'honneur[1].

Un an après avoir épousé, le , mademoiselle Roche, fille d’un chef d’escadron d’état-major, il devint avocat. En 1839, il a renoncé à cette carrière pour entrer au ministère de l’Intérieur, division des prisons, où, après avoir franchi en trois ans les grades inférieurs, il a été successivement nommé sous-chef, puis chargé de diriger le premier bureau, directeur adjoint des régies, inspecteur général des prisons, et, enfin, chef de bureau titulaire en 1852[2].

Ayant le gout de la littérature française de la Renaissance, il a édité de nombreuses œuvres dans la bibliothèque elzévirienne fondée par Pierre Jannet[2].

Au moment de son décès, il terminait l’Amadis Jamyn, et préparait une Bibliographie de la Ville de Paris, ouvrage immense de recherches et d’érudition, nécessitant encore plusieurs années de soins assidus[2].

Sa fille avait épousé, en 1859, l’orientaliste dieppois Victor Langlois. Ayant pris sa retraite en , il se consacrait tout entier à l’éducation de son petit-fils, jusqu’au jour où, frappé dans la rue d’une attaque d’apoplexie, il a été ramené mourant au milieu de ses enfants, avant de mourir, quelques jours plus tard[2].

Éditions

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