Charles Bénézit
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Marc Charles Constant Bénézit |
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Charles Bénézit, né à Rennes le et mort le à Paris, est un musicien, compositeur, chanteur d'opérette français et professeur de chant.
Marc Charles Bénézit naît à Rennes le [1],[2]. Il est le fils naturel de Caroline Bénézit-Constant.
Compositeur et musicien, il est recruté par Leconte de Lisle pour travailler sous sa direction au journal La Variété, qui paraîtra pour huit numéros. L'humoriste Nicolas Mille, leur ami commun, y collabore également[3],[4].
Il demeure l'ami du poète avec lequel il entretient une correspondance suivie. Sa correspondance avec Leconte de Lisle contient douze lettres de Charles, principalement pour la période 1845-1847[5]. Leconte de Lisle le tenait en haute estime[6]. Évoquant dans son ouvrage leur amitié, Fernand Calmettes le décrit ainsi : « Quant à Bénézit, assez laid, la barbe courte, l’œil un peu mort, il était l'homme qui devait toujours arriver au succès et n'arrivait jamais »[7].
En 1840, il épouse à Rennes[8] Euphrasie Boulanger (née en 1819)[2],[1].
Charles Bénézit était un fouriériste[9]. Il devient plus tard un ami proche de Victor Hugo. Quand Napoléon III prend le pouvoir en 1851, comme d'autres Français qui partent s'exiler à Jersey, Charles et sa famille quittent la France. Ils sont enregistrés comme « originaire de France » (« from France ») lors des recensements de Jersey de 1851, 1861 et 1871[2]. Victor Hugo d'abord parti à Bruxelles, finit par rejoindre les autres exilés à Jersey. Bénézit devient un intime de Hugo et conserve cette amitié après le retour de Hugo en France en 1870[10],[11],[12],[13]. Il participe avec lui à des séances de spiritisme[14].
Charles Bénézit est le père de l'historien de l'art Emmanuel Bénézit, auteur du fameux dictionnaire d'artistes Bénézit, et grand-père d'Emmanuel-Charles Bénézit, fils du précédent, peintre et qui a également collaboré au dictionnaire[15].
Il est professeur de chant, et vit Avenue de Wagram, avec son fils Charles Léopold. Ce dernier meurt célibataire à l'âge de 41 ans[16].
Il est mort à son domicile parisien de la Rue Girardon le , à l'âge de 84 ans[17]. Il est inhumé le au cimetière parisien de Saint-Ouen[18].
Carrière musicale
Encouragé par Leconte de Lisle, Charles Bénézit compose la musique pour deux vaudevilles M. Mille écrit le texte comique : Les mémoires d'une puce de qualité (une puce de Napoléon Ier !) et L'Orphelin, roman musical[19].
Il est également l'auteur d'une jacquerie musicale et de Brunhild et Colombanus. Cette œuvre est publiée dans La Pḧalange, « revue de la science sociale »[20].
Il chante pour l'opérette de Joseph Darcier[21].