Charles Clarke

politicien britannique From Wikipedia, the free encyclopedia

Charles Rodway Clarke, né le à Hammersmith, Londres, est un homme politique britannique, membre du Parti travailliste.

Faits en bref 5 mai 2005 - 12 avril 2010, Secrétaire d'État à l'Intérieur ...
Charles Clarke
Charles Clarke
Fonctions
Membre du 54e Parlement du Royaume-Uni
54e Parlement du Royaume-Uni (d)
Norwich South
-
Secrétaire d'État à l'Intérieur
-
Secrétaire d'État à l'Éducation
-
Ministre sans portefeuille
-
Membre du 53e Parlement du Royaume-Uni
53e Parlement du Royaume-Uni (d)
Norwich South
-
Membre du Conseil privé du Royaume-Uni
depuis
Minister of State for Prisons and Probation
-
Membre du 52e Parlement du Royaume-Uni
52e Parlement du Royaume-Uni (d)
Norwich South
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Membre de
Distinction
Titre honorifique
Le très honorable
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Biographie

Il est le fils d'un haut fonctionnaire anobli par la reine. Il étudie les mathématiques et l'économie à Cambridge.

Marxiste radical lorsqu'il est syndicaliste étudiant, il passe un an à Cuba en 1978 pour organiser un festival mondial de la jeunesse. De 1975 à 1977, il est président de la National Union of Students, le principal syndicat étudiant du Royaume-Uni.

À son retour, il commence une carrière dans la politique locale, devenant de 1980 à 1986 conseiller municipal de Hackney, un quartier déshérité du nord-est de Londres où habite alors Tony Blair.

Sa carrière politique le place très vite sous l'égide du chef du parti travailliste de l'époque, Neil Kinnock, dont il devient en 1983 le principal assistant. Il restera neuf ans à ses côtés jusqu'à la défaite électorale de 1992, où Kinnock cède la place à John Smith.

Il est élu député pour la circonscription de Norwich South lors des élections générales de 1997.

Il entre au gouvernement en en étant nommé sous-secrétaire d'État parlementaire chargé de chargé de l'apprentissage tout au long de la vie au sein du département de l'Éducation par le Premier ministre Tony Blair. En , il est nommé ministre d'État au bureau de l'Intérieur.

Après la réélection des travaillistes aux élections générales de 2001, Clarke entre au cabinet en tant que ministre sans portefeuille et président du Parti travailliste[1].

Il est promu au rôle de secrétaire d'État à l'Éducation le pour remplacer Estelle Morris, qui a démissionné en admettant n'avoir pas réussi à améliorer suffisamment le niveau scolaire[2].

Il est nommé secrétaire d'État à l'Intérieur par Tony Blair en après la démission de David Blunkett[3].

Il s'emploie surtout à faire passer des lois antiterroristes controversées, avant et après les attentats terroristes du dans les transports en commun londoniens, qui ont fait 56 morts et quelque 700 blessés.

Le , Charles Clarke a reconnu que 1 023 prisonniers étrangers ont été libérés et non expulsés du fait d'erreurs administratives. Soixante-dix-neuf étant considérés comme dangereux du fait de condamnation pour viol, assassinat ou pédophilie et trois ayant récidivé, Charles Clarke aurait alors présenté sa démission au Premier ministre Tony Blair qui l'aurait refusé. Cependant après la défaite du Parti travailliste aux élections locales du , Tony Blair remanie son gouvernement et Charles Clarke est limogé[4].

Après son départ du gouvernement, Clarke s'oppose à l'idée que Gordon Brown soit le successeur naturel de Tony Blair à la tête du Parti travailliste[5]. Après que Brown soit devenu chef du parti et Premier ministre, Clarke continue de critiquer régulièrement son leadership, allant même jusqu'à affirmer en « avoir honte d'être un député travailliste »[6],[7]. En , il appelle à la démission de Gordon Brown, seule manière selon lui d'éviter une défaite des travaillistes aux prochaines élections générales[8].

Candidat à un quatrième mandat lors des élections générales de 2010, il est battu pour 310 voix par le candidat libéral-démocrate Simon Wright[9].

Après que l'ancien conseiller de Tony Blair, Alastair Campbell, ait été exclu du Parti travailliste après avoir déclaré avoir voté pour les libéraux-démocrates lors des élections européennes de 2019 pour protester contre la ligne travailliste sur le Brexit, Clarke révèle avoir lui aussi voté pour les libéraux-démocrates et appelle à la réintégration de Campbell[10].

Références

Liens externes

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