Charles Frin du Guiboutier
From Wikipedia, the free encyclopedia
Charles Frin du Guiboutier ou encore de Cormeré est un homme politique français, né le à Laval, décédé le à Laval.
Il est le fils de Charles Frin, sieur du Guiboutier, conseiller du Roi et son procureur au siège royal et maréchaussée de Laval, et de Marie Madeleine Géhard.
Il est seigneur de Cormeré, procureur au siège royal de Laval. Il épouse Charlotte Salmon, fille de Jérôme Salmon et de Marie Marguerite Hoisnard. Son fils est Jérôme Frin de Corméré.
L'Abbé Angot indique qu'il « faisait partie précédemment de l'hôtel de ville et, à ce titre, a son nom gravé sur la plaque commémorative de l'érection de la fontaine de Patience ».
Il est le deuxième maire électif de Laval, de 1769 à 1790. Il est membre de la Société du Jardin Berset en 1788. Il conserve ses fonctions jusqu'en 1789. Dans une brochure publiée à la veille de la Révolution française, il se prononce en faveur des idées nouvelles.
Il est remplacé comme maire le , et devient bientôt rangé parmi les suspects comme son fils. Il entre comme prisonnier au Monastère des Bénédictines de Laval, au mois de , et libéré seulement en . Dans un mémoire de défense, il écrit à au mois d' à René François-Primaudière : « j'ai rempli pendant vingt-deux ans la place de maire, trois ans celle d'échevin. Depuis je ne me suis jamais immiscé dans aucune affaire politique. Agé de soixante-douze ans, j'étais au corps de garde lorsque les brigands se présentèrent et j'eus sorti au-devant d'eux si ma compagnie eût voulu le souffrir. » Il ne quitta la prison, au mois d'octobre, que pour rester dans sa maison sous la surveillance d'un garde, et quand Boursault donna ordre de le décharger de cette mesure de rigueur la commission révolutionnaire s'y opposa encore tant qu'elle put, « pour cause d'égoïsme et de fanatisme ».
Il dépose, le 8 germinal an III, qu'il a été emprisonné par ordre du Comité révolutionnaire de Laval. le [1].
