Charles Jacob Piochard de la Brûlerie

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Décès (à 31 ans)
Saint-Florentin, France
Nationalité Drapeau de la France Français
Charles Jacob Piochard de la Brûlerie
Naissance
Saint-Florentin, France
Décès (à 31 ans)
Saint-Florentin, France
Nationalité Drapeau de la France Français

Charles Jacob Piochard de la Brûlerie est un entomologiste français né le à Saint-Florentin et mort le dans cette même ville.

Charles Jacob Piochard de la Brûlerie est né le [Note 1] à Saint-Florentin. Il est le fils de Charles Piochard de La Brûlerie et de Adélaïde Augustine Moreau Dufourneau[3],[2].

Il est issu d'une riche famille de propriétaires terriens dans laquelle, avant sa naissance, l'entomologiste Pierre-André Latreille était reçu fréquemment[1],[4]. Il est le petit-fils de Jacob-Nicolas Moreau (1717-1803)[1].

Dès le collège, il passe ses vacances à collecter les papillons et les coléoptères. Il étudie dès 1854[1] au lycée de Sens et remporte le prix d'honneur fondé par le baron Thénard (1777-1857). Il devient bachelier ès lettres en 1862 et ès sciences en 1863[1],[4].

Il part pour Paris pour s'inscrire en médecine et devient membre de la Société entomologique de France en 1863[1],[4]. Il adhère à la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne en 1864[5].

Il est le coléoptériste français typique du XIXe siècle mais préfère le terrain plutôt que de rester chez lui à enrichir sa collection par des achats onéreux[4].

Dès juin 1864, il part explorer les Alpes et la Provence à la recherche d'espèces d'altitude qui seraient les dernières survivantes de la faune glaciaire[1],[4]. Il y rencontre Émile Burle[1]. La Société entomologique de France organise en 1865, en partie sous son influence, son excursion annuelle en Espagne où accompagné de George Robert Crotch, de Fernand Ogier de Baulny, d'Eugène Simon et du marquis de Vuillefroy, il visite la plupart des provinces du pays. Il repart en 1867 pour les Baléares et le centre de l’Espagne. Il conduit en 1868, de nouveau sous les auspices de la Société entomologique de France, un groupe comprenant Achille Raffray[1], vers le sud de l'Espagne et la Sierra Nevada. A leur retour à la fin du mois de juillet, les voyageurs s'arrêtèrent à Bagnères-de-Bigorre, chez Henry Achard de Bonvouloir[1],[4].

Il a également voyagé en Espagne avec l'entomologiste allemand Lucas Friedrich Julius Dominikus von Heyden[1],[6].

En 1869, enthousiasmé par les récits de voyage de Félicien de Saulcy, il s'embarque au mois de février pour l'Égypte, la Palestine, la Syrie, le Liban et Chypre. Il rentre à Paris en juin pour repartir en octobre vers les mêmes destinations en compagnie de Félicien de Saulcy. De retour au début de 1870, il passe quelque temps en raison de la guerre dans sa propriété, étudiant et classant les produits de ses récoltes[1],[4].

En 1872, il part se reposer en Ariège où il explore les grottes y faisant de nombreuses captures entomologiques intéressantes[4].

Il épouse le 3 juillet 1873 à Paris (14e) Eulalie Naïsse Louisa Touret[2].

Sa santé ne cesse de décliner et en 1876, le décès prématuré de sa jeune femme lui donne un coup dont il ne se relèvera pas et il mourut quelques semaines à peine après elle[4]. Il est mort le [Note 2] à Saint-Florentin[7].

Héritage entomologique

Charles Piochard de la Brûlerie a décrit plusieurs taxons :

Il s'intéresse à la faune entomologique cavernicole. Il est le premier à étudier le polymorphisme morphologique entre populations d'une espèce souterraine, l'Aphaenops cerberus, et met en relation avec l'occupation de cavités différentes et l’isolement des populations les variations qu'il observe[8].

Si Charles Piochard de La Brûlerie s'est particulièrement intéressé aux coléoptères carabiques[4], il a également récolté, notamment au cours de ses voyages en orient, des arachnides[9], des dytiscides et des gyrinides[10]. Il a ainsi récolté des spécimens de nouvelles espèces décrites par d'autres comme Hottentotta judaicus (Simon, 1872), Nebo hierichonticus (Simon, 1872), Scorpio propinquus (Simon, 1872), Gylippus syriacus (Simon, 1872), Eusimonia furcillata (Simon, 1872)[9] ou Hydroporus multiguttatus Régimbart, 1878[10].

A une époque où l'on débattait du darwinisme en France où l'on hésitait entre fixisme et lamarckisme, il avait une conception très large de l’espèce en y admettant d’importantes variations et en limitant le plus possible la création de nouveaux noms[4]. Il définissait l'espèce comme "l'ensemble des êtres capables de reproduire indéfiniment d'autres êtres semblables à eux-mêmes"[1]. Il est cité par Charles Darwin dans le chapitre sur la sélection sexuelle chez les coléoptères[11],[4].

Pour lui rendre hommage, plusieurs taxons valides ont été nommées en son honneur :

Il a laissé son nom à un petit instrument de son invention utilisé par les coléoptéristes : la “pince La Brûlerie”[4],[12].

A sa mort, sa collection fut acquise presque en totalité par Maurice Sédillot[4].

Liste partielle des publications

Notes et références

Liens externes

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