Charles Joseph Evers
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| Naissance | Bruxelles, Belgique |
|---|---|
| Décès | (à 45 ans) Namur, Belgique |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Cavalerie |
| Grade | Général de division |
| Années de service | 1787 – 1818 |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d’honneur chevalier de Saint-Louis |
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Charles Joseph Evers, né le à Bruxelles et mort le à Namur, en Belgique, est un général belge de la Révolution et de l’Empire, ainsi que du Royaume-uni des Pays-Bas.
Evers nait dans une famille bruxelloise. Deux de ses frères dont s'engagent dans les armées napoléoniennes : Pierre Evers, l'aîné, meurt à Hambourg et son cadet, Napoléon Evers, à Samarang. Il est l'oncle du général et révolutionnaire belge Charles-Joseph Pletinckx, dont il fera son héritier à sa mort.
Evers entre en service le , à quatorze ans, dans un régiment de dragons volontaires mis sur pied par le général Vanderhaegen pour les États de Brabant où se concentrent les mécontentements à l'encontre de la politique de l'empereur Joseph II[1]. Evers devient sergent au 1er bataillon de chasseurs à pied de l’armée hanovrienne le . Il rejoint le général Jean-André van der Mersch à Breda au début de la révolution brabançonne et participe à la bataille de Turnhout le , où l'armée autrichienne est défaite par les révolutionnaires belges[1]. À la suite de cette bataille, les États belgiques unis sont proclamés en . Evers est nommé sous-lieutenant au régiment de dragons de Namur le .

Les troupes autrichiennes reconquièrent rapidement le pays à la suite de la bataille de Falmagne. La province de Namur capitule le et Bruxelles se rend le . Comme de nombreux révolutionnaires belges, Evers se réfugie alors en France. Il rentre au service de la France dans la légion belge et liégeoise avec le grade de lieutenant le puis au 1er bataillon de chasseurs belges et il est fait capitaine au 2e régiment de chasseurs belges le suivant. Il sert à l’armée du Nord de 1792 à 1796. Le , ayant reçu l’ordre de traverser la Lys à la nage, il est blessé d’un coup de sabre à la tête et d’un coup de feu à la jambe droite. Le , il est fait chef d’escadron au 17e régiment de chasseurs à cheval, puis il rejoint comme adjoint le 5e régiment de hussards le et fait la guerre aux armées de Sambre-et-Meuse, Rhin-et-Moselle, du Danube et du Rhin, jusqu’à la paix de Lunéville le .
Le , faisant partie de l’avant-garde du général Jourdan, il charge l’ennemi et lui fait 300 prisonniers, et le lors de la retraite de l’armée française, il fait prisonnier un chef d’escadron du régiment de Cobourg-Dragons. Titularisé le au 5e régiment de hussards, il se trouve le à la bataille d'Engen, où il force la position ennemi près de Saint-Blaise, prend trois pièces de canon et fait 80 prisonniers. Le , avec 50 hommes, il fait mettre bas les armes à un bataillon de Valaques, dont il fait prisonnier le major, et dans la même campagne, à Gallenzeck, à la tête de trois escadrons, il culbute l’ennemi et lui enlève tous ses bagages. Le , il repousse deux bataillons britanniques et est mis à bas de son cheval par un coup de feu. À la fin de la campagne, le général en chef Moreau demande pour lui une arme d’honneur.
Envoyé en Hanovre au début de l’an XI, il est nommé colonel provisoire par le général en chef Mortier le au régiment de chasseurs à cheval de la légion hanovrienne, grade confirmé par arrêté le . Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le de la même année. En 1805, il est affecté à l’armée d’Italie, puis en 1806 à celle de Naples, avant d’être transféré à l’armée d’Espagne en 1808 jusqu’en , date de son retour en France pour raison de santé. Il est promu général de brigade le , commandant de l’île de Gorée et de la 17e division militaire. Au mois de , il fait la campagne en Russie au sein du corps de cavalerie de réserve de la Grande Armée. Nommé verbalement officier de la Légion d’honneur par l’Empereur lors de la retraite en octobre, cette promotion n'est pas confirmée. Il est toutefois fait baron d'empire par Napoléon. Resté malade à Königsberg, il est fait prisonnier le , lors de la capitulation de cette ville.
De retour en France en , le roi Louis XVIII, le fait chevalier de Saint-Louis le . Démissionnaire du service français avec le grade de lieutenant-général le , il rejoint l’armée néerlandaise le suivant. Il est confirmé dans le grade de général de division le , et est employé comme inspecteur général de cavalerie. Il commande la cavalerie de réserve hollandaise pendant la campagne des cent-jours. Il reçoit enfin le commandement militaire de Namur[1].
Il meurt le à Namur.
Sources
- (en) « Generals Who Served in the French Army during the Period 1789 - 1814: Eberle to Exelmans »
- Thierry Pouliquen, « Les généraux français et étrangers ayant servis [sic] dans la Grande Armée » (consulté le )
- « Cote LH/914/56 », base Léonore, ministère français de la Culture
- A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 5, Bureau de l’administration, , 575 p. (lire en ligne), p. 250.
- Archives conservées par
: Service historique de la Défense (GR 7 YD 762, FRSHD_PUB_00000355.pdf) - Ressource relative à la vie publique
:
Références
- 1 2 3 Goswin Joseph Augustin baron de Stassart, Oeuvres diverses du baron de Stassart, Muquardt, (lire en ligne)