Karl Franz Korschann, connu en France sous le nom de Charles Korschann[1], né le à Brünn, capitale de la Moravie alors intégrée dans l'Autriche-Hongrie, et mort dans cette même ville le [2], est un sculpteur de style Art nouveau, médailleur et professeur.
Séjour à Paris
Karl Korschann étudie à l'Académie des beaux-arts de Vienne et à la Hochschule für bildende Kunst de Berlin. Il travaille ensuite pendant deux ans (1893-94) dans l'atelier d'Edmund von Hellmer à Vienne. Des voyages d'études le conduisent à Copenhague (1894, musée Thorvaldsen) et à Paris.
Il réside de 1894 à 1906 à Paris sous le pseudonyme Charles Korschann[3],[4], et ce séjour correspond à l’âge d’or du style Art nouveau.
Il participe aux salons de la Société nationale des beaux-arts de 1895 et de 1898 et au Salon des artistes français entre 1901 et 1906[5].
Il expose en 1902 et 1903 deux bustes d’Alfons Mucha, originaire comme lui de Moravie[6].
Il dessine, parfois en collaboration avec la maison parisienne Louchet Frères, de nombreux objets en bronze doré comme des statues, des lampes, des vases ou des montures de vase[7], qui représentent la partie de son oeuvre la plus connue.
En avril de cette année, il épouse à Brno Stéphanie Spurny.
Vie après 1906
De 1906 à 1914, Korschann séjourne à Berlin et à Francfort-sur-le-Main, où il dessine des médailles et des plaques[8].
Pendant la Première Guerre mondiale, il est lieutenant au commandement de la forteresse de Cracovie et tente d’intégrer le groupe artistique de l'armée impériale austro-hongroise.
Après la guerre, en 1919, il s'installe définitivement dans sa ville natale de Brno, et il y obtient le poste de professeur à l'École technique supérieure allemande. Il crée également des monuments funéraires[9].
Il meurt le à son domicile de la Pellicogasse (rue Pellicova) et a été inhumé au cimetière central de Brno.
Références
↑Certaines sources indiquent le patronyme Korschmann, mais aucun acte d'état-civil ne mentionne ce nom.