Charles Le Myre de Vilers
homme politique, admistrateur colonial à Madagascar et en Cochinchine, premier gouverneur civil de Cochinchine (1879-1883)
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Charles Marie[1] Le Myre de Vilers né le à Vendôme et mort le à Paris, est un diplomate et homme politique français. Il fut gouverneur de la Cochinchine (et ministre plénipotentiaire en Annam) et résident général de Madagascar.
8 mai 1898
| Charles Le Myre de Vilers | |
Charles Le Myre de Vilers en 1894. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (12 ans, 5 mois et 19 jours) |
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| Élection | 12 décembre 1889 |
| Réélection | 20 août 1893 8 mai 1898 |
| Circonscription | Cochinchine française |
| Législature | Ve, VIe et VIIe (Troisième République) |
| Prédécesseur | Henry Ternisien |
| Successeur | François Deloncle |
| Gouverneur de la Cochinchine française | |
| – (3 ans et 4 mois) |
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| Prédécesseur | Louis Charles Georges Jules Lafont |
| Successeur | Charles Thomson |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Vendôme |
| Date de décès | (à 85 ans) |
| Lieu de décès | 16e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Profession | Diplomate |
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|
Biographie
Charles-Marie Le Myre de Vilers naquit à Vendôme , dans le Loir-et-Cher, le . Ses parents étaient Cyprien Le Myre de Vilers, colonel de cavalerie, et Claire Hême (1808-1848). Entré à l'École navale en 1849, il fit une carrière de marin jusqu'à son entrée dans le corps préfectoral en 1861.
Le , il épousa Isabelle Hennet (née en 1841) à Paris. De leur union naquirent Hélène (Madame de Crousnilhon 1864-1933), Jean (1866-1934) et Madeleine (Comtesse Georges de Massol de Rebetz 1870-1894).
Il fut sous-préfet de l'arrondissement de Joigny en 1863, sous-préfet de Bergerac en 1867 et Alger en 1869.
Durant la guerre de 1870, il reprend ses fonctions de marin et sert comme aide de camp de l'amiral La Roncière, s'illustrant lors du siège de Paris. Pour sa conduite durant le siège, il est décoré de la Légion d'honneur le . Il quitte la marine un mois plus tard et réintègre l'administration préfectorale.
Il est nommé préfet de la Haute-Vienne, en .
Il est gouverneur de Cochinchine et ministre plénipotentiaire à la Cour d'Annam. Il élabore un code pénal, des conseils d'arrondissement, le conseil municipal de Saïgon, s’attelle à la construction d'infrastructures et à séparer le pouvoir militaire de l'administration civile.
Il est nommé résident général à Madagascar le sous le Gouvernement de Freycinet III avant de se retirer pour se présenter aux élections législatives.
Il effectue plusieurs mandats comme député de la Cochinchine[2] :
- 12/12/1889 - 14/10/1893 : Cochinchine française,
- 20/08/1893 - 31/05/1898 : Cochinchine française,
- 08/05/1898 - 31/05/1902 : Cochinchine française.
Au cours de ses mandats, il s'occupe encore des affaires des colonies, essayant d'éviter la guerre avec Madagascar et lorsque cela fut impossible, il soutint le général Galliéni et l'abolition de l'esclavage.
Il est élu en 1909 président de la Société antiesclavagiste de France fondée en 1888.
Carrière civile
Une fois retiré des affaires, il s'implique dans la Société de géographie, milite contre l'esclavagisme et crée une mission avec Pasteur contre la maladie du sommeil.
Distinctions
Grand officier de la Légion d'honneur (22 aout 1888)[1]