Charles Louis Spilthoorn

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Nationalité
Charles Louis Spilthoorn
Biographie
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Activités

Charles Louis Spilthoorn (ou Spilthooren), né le à Kruishoutem, mort le à Bruxelles, était un célèbre avocat de Gand en Belgique. Il était bien connu pour la vigueur de ses principes républicains et socialistes. Il a notamment participé aux événements de Belgique dans les années 1830.

Il nait le 12.10.1804 à Kruishouten ou une rue porte son nom[1].

Son nom exact : Sur son acte de naissance, son nom est orthographié SPILTHOORE alors que tous ses frères et sœurs sont Orthographiés SPILTHOOREN. Il a 13 frères et sœurs dont 1 frère mort avant sa naissance.

Le père Jean Baptiste signe SPILTHOOREN alors que ses oncles Bernard et Augustin signent SPILTHOORE[2].

Son parcours

Après avoir obtenu en 1829 son titre de docteur en droit à l'Université de Gand (diplôme du ) où il avait présenté sa thèse latine De poena mortis dans laquelle il se montrait déjà adversaire de la peine de mort, il s'installa comme avocat à Gand. Il se signala comme défenseur de l'usage du néerlandais dans la vie juridique, afin que le peuple (parlant principalement cette langue) puisse comprendre plus facilement[3], ce qui le mit en conflit avec Van Maanen, qui était pourtant un éminent orangiste.

Lors de la révolution belge de 1830, il prit parti pour les patriotes, tout en montrant de la sympathie pour les démocrates tant de la gauche libérale que des catholiques ouverts.

C'est ainsi qu'on le désigna à titre provisoire à la tête d'un triumvirat (composé de C.L Spilthoorn, Ch. Coppens et F. Vergauwen) chargé de l'administration de la province de Flandre orientale, jusqu'à ce qu'il cède ses fonctions au gouverneur désigné. Ses compratriotes lui témoignèrent leur confiance en le désignant alors comme commandant de la compagnie d'artillerie de la Garde Civique de Gand.

Lorsque les élections mirent à la tête de Gand une majorité orangiste, ce fut Spilthoorn qu'on désigna comme chef de la Commission de Sûreté.

En , il dévoila ses sympathies républicaines en adhérant à l'Association pour l'Indépendance, association marginale qui œuvrait pour l'installation d'une république. Il se montra également hostile au traité des XVIII articles et préconisait d'empêcher la diminution qu'il imposait au territoire belge, en le défendant par les armes; l'on parla même de s'emparer de la personne du régent Surlet de Choquier, de circonvenir le Parlement et de déclarer la guerre à la Hollande!

Lors de l'arrivée sur le trône de Léopld Ier, Spilthoorn fut bien entendu démis de ses fonctions au sein du Comité de Sûreté. On délivra contre lui un mandat d'arrêt, mais il parvint à s'échapper à la nage.

Le républicain

Homme d'opposition, il se mêla aux milieux républicains et collabora dès 1842 avec Jacob Kats pour mettre sur pied divers groupements démocratiques dans les villes de Flandre.

Il fonda également un journal Artevelde comme organe de propagation des idées républicaines.

À Gand il adhéra à un groupe républicain la Société Huet, regroupant quelques intellectuels républicains.

L'affaire de Risquons-tout et la révolution de 1848 en France

Bibliographie

Notes

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