Charles Léon
fils illégitime de Napoléon Ier
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Charles Léon dit le « comte Léon », également connu sous le nom de Charles Denuelle ou encore Léon Bonaparte, né le 29 rue de la Victoire [1] à Paris[2] et mort le [3] à Pontoise, est le premier fils naturel de Napoléon Ier, empereur des Français[4]. Élevé en France, il entame une carrière militaire et devient chef de bataillon de la garde nationale de Saint-Denis. Après l'établissement du Second Empire, il rencontre son cousin l'empereur Napoléon III.
« Léon Bonaparte »
« Le bâtard infernal »
« L'Aiglon des boulevards »
Ancien 2e arrondissement de Paris (France)
| Titulature | Comte Léon |
|---|---|
| Nom de naissance | Léon Denuel |
| Surnom |
« Charles Denuelle » « Léon Bonaparte » « Le bâtard infernal » « L'Aiglon des boulevards » |
| Naissance |
Ancien 2e arrondissement de Paris (France) |
| Décès |
(à 74 ans) Pontoise (France) |
| Père | Napoléon Ier |
| Mère | Éléonore Denuelle de La Plaigne |
| Fratrie |
Napoléon II Charlotte Chappuis Jules Barthélemy-Saint-Hilaire Alexandre Walewski Émilie Pellapra Eugène von Mühlfeld Auguste-Alfred Lepelletier de Bouhélier Napoléone de Montholon Joséphine de Montholon |
| Conjoint | Françoise Jonet |
| Enfants |
Charlélie Léon Charles, 2e comte Léon Gaston, 3e comte Léon Fernand Léon Charlotte Léon Fanny Léon |
Admirateur de son père, il tente de préserver le souvenir du Premier Empire et organise plusieurs commémorations. Après la chute de Napoléon III, il se retire de Paris et meurt à Pontoise, en 1881.
Biographie
Naissance


L'épouse de Napoléon, Joséphine de Beauharnais, ayant eu deux enfants de son premier mariage, Napoléon crut qu’il était stérile jusqu’au jour où une suivante de sa sœur Caroline, Éléonore Denuelle de La Plaigne, lui donna un fils : Charles Léon (l'empereur lui choisit ce nom, « Léon », pour ne pas l'appeler clairement « Napoléon », et il fut bientôt appelé le « comte Léon »)[5]. C'est ainsi que Napoléon se décida à répudier son épouse pour fonder une dynastie quelques années plus tard. L'empereur épouse le l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche qui, le , lui donne un héritier, Napoléon II.
Éducation
Le comte Léon est élevé loin de la cour impériale mais sous la protection de son père[6]. Contrairement à son demi-frère Alexandre Walewski, fils naturel de Marie Walewska, l'« épouse polonaise » de Napoléon Ier, qui se montrait discret sur son impérial géniteur, le comte Léon ne manquait jamais de rappeler de qui il était le fils, ce qu'on ne pouvait mettre en doute, au vu de sa très grande ressemblance avec l'Empereur.
En l’absence de son père et de sa mère (qui a refait sa vie en Bavière), Charles Léon est confié à un tuteur et élevé dans l’ignorance de sa filiation.
Dans son testament, Napoléon Ier lui accorde une rente pour son entrée dans la magistrature et 320 000 francs pour l’achat d’une terre. Mais le fils de l’empereur, plus porté au plaisir qu’au travail, n’occupe jamais de hautes fonctions[7].
Le prince « infernal » du Second Empire

Sous le règne de Napoléon III, il se rapproche de Paris et fait la rencontre de l'empereur, son cousin. Celui-ci a beaucoup d'estime pour tous ses cousins bâtards (les enfants naturels de Napoléon).
Surnommé « le bâtard infernal » à cause de ses revendications, dont la demande de porter le titre de « prince », Charles Léon devint vite gênant pour la famille impériale. Pour l'écarter de Paris, l'empereur lui proposa même d'obtenir un poste en tant que préfet ou maire avec une pension impériale. Dans un premier temps, il accepte cette condition, mais très vite, voulant rendre hommage à l'image de son père, il retourne à Paris et fait une dernière revendication pour obtenir le droit de porter le nom de « Bonaparte ». Mais les conseillers de l'empereur, voyant d'un mauvais œil la légitimation de la famille du comte Léon, refusent cette revendication.
En froid avec l'empereur, Charles Léon s'éloigne une nouvelle fois de Paris, au moment où éclate la guerre franco-prussienne, en 1870.
Mort
Après 1871 et la chute de l’Empire, Charles Léon s'installe à Pontoise, où il passe les dernières années de sa vie. Il y meurt le à l'âge de 74 ans, dans des conditions assez modestes. Il était alors l’un des derniers fils de l'empereur encore en vie.
Titres
Titres nobiliaires
Descendance
Après une vie mouvementée, le comte Léon se maria en 1862 avec Françoise Jonet (1831-1899). Six enfants naquirent de cette union[8] :
- Charlélie (1854-1855) ;
- Charles (1855-1894), 2e comte Léon, marié avec Jeanne-Marie Elegeert, sans postérité ;
- Gaston (1857-1937[9]), 3e comte Léon, marié en 1re noces avec Marie-Ernestine Fiot, dont deux filles et trois fils, et en 2e noces avec Irma Germain, dont un fils :
- Fernande (1884-1966), mariée en 1912 avec René Brisart, dont une fille et deux fils :
- Andrée Brisart (1912-1992)
- Jean-Jacques Brisart (1915-1990), marié en 1938 avec Paulette Moga, dont une fille ;
- Guy Brisart (1918-1996), marié en 1938 avec Pétronille Camus, dont un fils et une fille ;
- Gaston (1886-1976), 4e comte Léon, marié avec Raymonde Viénot, sans postérité ;
- Henri (1889-1889)
- René (1890-1891)
- Jeanne (1892-1892)
- Charles (1911-1994), 5e et dernier comte Léon[10], marié avec Yvonne Haquin (1909-1991), dont une fille :
- Monique Léon (1934-2022), mariée en 1961 avec Jean-Claude Charasse (1936), dont une fille ;
- Fernande (1884-1966), mariée en 1912 avec René Brisart, dont une fille et deux fils :
- Fernand (1861-1918), marié en 1892 avec Jeanne Loreau, sans postérité ;
- Charlotte (1867-1946). Elle a 14 ans lorsque son père meurt. Courageuse, elle étudie, devient institutrice et est nommée à Boghari (auj. Ksar el Boukhari) en Algérie, où elle travaillera pendant dix ans. Le , elle épouse Armand Mesnard. Le couple rentre en France à la fin 1895, et Charlotte est nommée institutrice à Sérignan. Ils auront un fils et une fille :
- Daniel Napoléon Jean Fernand Mesnard, né à Sérignan le . Ce dernier est mort pour la France, à l'âge de 21 ans, au Fort de la Pompelle, près de Reims, le . Il est inhumé dans le caveau des familles Denuelle de la Plaigne et Léon au Cimetière du Père-Lachaise à Paris.
- Jeanne Léone Armande Danielle Mesnard, née à Vitz-sur-Authie le , mariée à Paris le avec Ulysse Repiquet, dont une fille :
- Colette Repiquet, née à Paris le , mariée le avec Richard Tillie, dont quatre filles, et morte le à Lupsault.
- Fanny (1868-1868).
Ascendance
| 16. Sebastiano Nicolo Buonaparte | ||||||||||||||||
| 8. Giuseppe Maria Bonaparte | ||||||||||||||||
| 17. Maria Anna Tusoli di Bocognano | ||||||||||||||||
| 4. Charles Marie Bonaparte | ||||||||||||||||
| 18. Giuseppe Maria Paravicini | ||||||||||||||||
| 9. Maria Saveria Paravicini | ||||||||||||||||
| 19. Maria Angela Salineri | ||||||||||||||||
| 2. Napoléon Ier | ||||||||||||||||
| 20. Giovanni Agostino Ramolino | ||||||||||||||||
| 10. Jean Jérôme Ramolino | ||||||||||||||||
| 21. Angela Maria Peri | ||||||||||||||||
| 5. Maria Letizia Ramolino | ||||||||||||||||
| 22. Giuseppe Maria Pietrasanta | ||||||||||||||||
| 11. Angela Maria Pietrasanta | ||||||||||||||||
| 23. Maria Giuseppa Malherba | ||||||||||||||||
| 1. Charles Léon | ||||||||||||||||
| 12. Claude Denuelle | ||||||||||||||||
| 6. Dominique Denuelle | ||||||||||||||||
| 13. Marie-Suzanne Barrau | ||||||||||||||||
| 3. Éléonore Denuelle de La Plaigne | ||||||||||||||||
| 14. Étienne Couprie | ||||||||||||||||
| 7. Françoise-Charlotte-Eléonore Couprie | ||||||||||||||||
| 15. Marie-François Termau | ||||||||||||||||
Bibliographie
- Joseph Valynseele, La Descendance naturelle de Napoléon Ier. Le comte Léon, le comte Walewski, Paris, 1964.
- Joseph Vebret, Le Comte Léon, Bâtard infernal de Napoléon, Éditions du Moment, .
- J.J.B. Charbonnel, "Biographie manuscrite du Comte Léon datée du "