Charles Marie Philibert de Saget

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Charles Marie Philibert de Saget est un homme politique français né le à Toulouse (Haute-Garonne) et décédé le [1] à Toulouse.

Charles de Saget est le fils de Joseph-Marie de Saget, directeur des travaux publics de la sénéchaussée de Toulouse, et d'Antoinette Pétronille Marquier de Fajac, le petit-fils de Jacques de Saget, avocat général au parlement de Toulouse, et l'arrière-petit-fils de Jean-Thomas Saget, capitoul pendant l'année 1700-1701 et trésorier général de France. Il est le frère de Louis Marie Joseph de Saget[2],[3] (Toulouse, -Bordeaux, ), avocat, avocat général près la Cour impériale de Bordeaux en 1811, avant de revenir au barreau en 1816 dont il est le bâtonnier en 1822, puis président de Chambre à la Cour royale de Bordeaux en 1825 avant de démissionner en 1830.

Il a été élève au collège de La Flèche. Après 1789, il a étudié les mathématiques et suivi des cours publics. Il est ensuite admis à la nouvelle École centrale des travaux publics fondée à Paris le , à Paris, renommée presque aussitôt en École polytechnique le . Il en sort pour passer quelques mois à l'École des mines puis y retourne avant d'en sortir définitivement à la fin de l'an VI ().

Il est revenu à Toulouse à sa sortie de l'École polytechnique. Il a demandé à l'administration municipale l'autorisation d'ouvrir un cours gratuit de calcul infinitésimal et de mécanique à l'école des arts de la ville. En l'an VII, il est réquisitionné quelques jours comme officier du génie pour s'opposer à l'insurrection royaliste[4].

Charles de Saget est nommé professeur de physique et chimie à l'École centrale du Gers, le 22 frimaire an VIII (). Il est resté à Auch 18 mois puis a donné sa démission et s'est établi à Toulouse pour raison familiale.

Il s'est marié l'année précédente avec Gabrielle Dadvisard (1773-1845), fille d'Alexandre Dadvisard (1748-1817), marquis de Talairan, et de Victorine de Riquet (1749- ), fille d'Alexandre de Riquet (1748-1817), baron de Bonrepos. De cette union sont nés un fils et quatre filles.

Il va se consacrer essentiellement à des activités agricoles dans un domaine agricole dont il avait hérité de son oncle, en 1812, près de Castelsarrasin.

Il a été associé ordinaire de l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse dès sa recréation en 1807 jusqu'à sa mort, membre de la Société d'agriculture de la Haute-Garonne.

Conseiller général du Tarn-et-Garonne, canton de Castelsarrasin, de 1819 à 1837, maire de Castelsarrasin de 1832 à 1834, il est député de Tarn-et-Garonne de 1837 à 1839, siégeant à droite avec les légitimistes. Député, il a soutenu le projet du canal latéral de la Garonne et voté sa réalisation en 1838.

Distinction

Publications

  • Mémoires sur la distillation des eaux-de-vie[5].

Notes et références

Sources

Annexes

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