Né en 1914, Charles Nehr obtient son baccalauréat ainsi que plusieurs certificats de licences ès sciences, mathématique générale et mécanique rationnelle. Par la suite, il adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) et devient secrétaire d'une section des Jeunesses socialistes entre 1928 et jusqu'en 1939. Engagé volontaire, il réalise son service militaire au Maroc en 1934 et est démobilisé en 1939 après avoir obtenu un grade de caporal[2].
Durant l'Occupation, il adhère à la politique de Collaboration en s’engageant dans les mouvements collaborationnistes de Jeunesse[3]. Il devient en effet membre du bureau fédéral du Comité Jeunesse de France, secrétaire général de la Jeunesse impériale sportive et collaborateur du journal Jeunesse. Ayant également adhéré au Parti populaire français (PPF), il est employé dans un bureau d’embauche allemand[2].
Arrêté en pour Collaboration, il est interné au camp de Drancy puis écroué à la prison de Fresnes en décembre. Il est par la suite condamné, en , par la Cour de Justice de la Seine, à 10 ans de travaux forcés, à la confiscation de ses biens et à l’indignité nationale à vie et à 10 ans d’interdiction de séjour pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État[2].
Carrière d'économiste après la guerre
Après un remise de peine en 1949 et une révision de ses punitions en 1950, il devient secrétaire de l’Association française pour la reproduction des documents et rédacteur en chef de la revue Documents. En 1960, il est ingénieur en organisation et professeur au Collège libre des Sciences sociales et économiques puis devient chef du service d’études économiques à l’agence financière du bassin Seine-Normandie, après avoir été directeur du comité français de l’UNICEF[2]. Il était président de l’association Cercle des Amis du Prix Nobel de littérature et du Comité européen d’information sur la productivitéappliquée. Il est également secrétaire national du Syndicat national FO du Ministère de l’environnement[2].
En 1973, il est atteint de tétraplégie et meurt quelques années plus tard en 1982.