Charles Nicolas Vergé

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Naissance
Décès
(à 83 ans)
Versailles
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Charles Nicolas Vergé
Général Charles Nicolas Vergé.
Biographie
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Versailles
Sépulture
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
Grade
Distinction
Grand-croix de la Légion d'honneur
Vue de la sépulture.

Charles Nicolas Vergé, comte du Taillis de Bûrglin, né le à Toul et mort le à Versailles, est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur.

Il participe activement à la conquête de l'Algérie, où il effectue la majeure partie de sa carrière, au sein de l'Armée d'Afrique. Lors de la guerre franco-allemande de 1870, il commande une division et est fait prisonnier après la reddition de Metz le .

Famille

Charles Vergé est le fils d'Etienne Antoine Trinité Vergé (1775-1861), chirurgien major, et Marie Anne Gauthier (1787-1847). Le , il épouse Julie Sophie Marie Burglin. En 1874, il est autorisé à ajouter à son nom, le nom de famille de son épouse et de s'appeler Vergé du Taillis-Burglin[1]. En 1886, il est créé comte.

Carrière militaire

Conquête de l'Algérie (1831-1852)

Il entre au service le et aussitôt envoyé en Algérie. Il est affecté, comme sergent-major au 1er bataillon de zouaves, en [2].

Il étudie la langue des arabes et leurs coutumes, et s'engage dans le premier bureau arabe organisé par le capitaine d'état-major Aimable Pelissier[2].

Le , il reçoit le brevet de sous-lieutenant à la légion étrangère et, le , passe aux spahis réguliers d'Alger[2].

Il est promu lieutenant le puis capitaine le [2].

Du au , date à laquelle il est nommé chef de bataillon au 1er bataillon de tirailleurs indigènes, Vergé sert au 4e régiment de chasseurs d'Afrique, formé avec les « chasseurs algériens » du commandant Yusuf[2].

En 1848, il est promu lieutenant-colonel au 36e puis au 8e régiment d'infanterie[2].

Le , il prend le commandement du 27e régiment d'infanterie ; il quitte ensuite l'Algérie, après y avoir passé vingt-deux années sans interruption de à [2].

Guerre de Crimée

À la tête du 27e RI, il s'embarque pour la Crimée en 1854, et participe aux batailles de l'Alma et d'Inkerman. Le , il est promu général de brigade, et commande, après la bataille de Malakoff et la prise de Sébastopol, par intérim, la 2e division du 20e corps d'armée[2].

Campagne d'Italie (1859)

Il participe à la campagne d'Italie en 1859 (commandant la 1re brigade de la 3e division du IIIe corps de l'armée d'Italie). Le , il est nommé général de division[2].

Guerre de 1870

Il prend part à la guerre de 1870 au sein de l'armée du Rhin, au commandement de la 1re division du 2e corps du général Frossard. Il résiste ensuite à l'attaque des Prussiens lors de la bataille de Forbach-Spicheren. Il combat à la bataille de Rezonville et à la bataille de Saint-Privat. Il est fait prisonnier après la reddition de Metz le . De retour de captivité, il prend part à la répression de la Commune de Paris en lors de la semaine sanglante[2].

Dernières années

Il commande la division de Reims et prend sa retraite à Versailles[2].

Il meurt le à Versailles, âgé de 83 ans.

États de service

Décorations

Françaises

  • Grand-croix de la Légion d'honneur Grand-croix de la Légion d'honneur ( 24 juin 1871)
    • Grand Officier le
    • Commandeur le
    • Officier le , à la suite de l'expédition de Kabylie, où il a été cité deux fois à l'ordre de l'Armée au commandement du bataillon de tirailleurs algériens
    • Chevalier le , il est alors lieutenant aux spahis réguliers

Étrangères

Citations

Comme sous-lieutenant à la légion étrangère, employé aux affaires arabes, il est cité pour la première fois à l'ordre de l'Armée à la suite du combat de Doura du , où il a son cheval tué sous lui[3].

Il est cité ensuite en 1841, à la suite du combat autour de Miliana puis en 1842, dans l'Ouarsenis[3].

En 1844, chef de bataillon aux tirailleurs algériens, il est cité à la suite du combat de Touagha, d'Ouareg Eddin en Kabylie sous les ordres du général Bugeaud[3].

Le , il est cité à la prise du Mamelon Vert, sous les murs de Sébastopol[3].

En 1870, il est cité à l'armée du Rhin et, en 1871, au siège de Paris, après la Commune[3].

Références

Bibliographie

Voir aussi

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