Charles Pierre-Humbert
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Charles Pierre-Humbert naît au Locle le dans une famille neuchâteloise originaire de Thielle-Wavre du côté paternel[1], celle de sa mère venant du Jura français[2].
Entre 1936 et 1940, il étudie à l’École d’art de La Chaux-de-Fonds (où il subit l'influence du sculpteur Léon Perrin[3]), puis à Genève auprès de Karl-Georg Hemmerich (de), avant de partir pour Paris en 1946[4]. Il y suit alors les cours de l’École nationale des Beaux-Arts, fréquentant les ateliers d’Othon Friesz en 1947-48, du sculpteur Ossip Zadkine en 1948-1949 et du graveur Édouard Goerg en 1951-1952[2] à l'Académie de la Grande Chaumière. Sa découverte de l’œuvre de Nicolas de Staël, en 1950, l'entraîne vers l'abstraction, avant qu'il ne revienne au figuratif dans les années 1960[5].
Il expose dans divers salons parisiens : Surindépendants, Réalités Nouvelles, Comparaisons, Salon de mai[4], mais aussi dans de nombreuses galeries en France, en Suisse, au Royaume-Uni (Londres) et en Allemagne (Bonn)[6]. Le Musée d'Art et d'Histoire de Neuchâtel lui consacre une rétrospective en 1979[7].
Il est l'auteur de vitraux dans l'église de Saint-Hilaire-les-Places[8] et d'une mosaïque, en 1965, sur une façade du Collège des Jeanneret au Locle[5].
Au début des années 1950, il épouse la sculptrice Marie-Pierre Thiébaut, dont il se sépare en 1968. À partir de cette date et jusqu'à sa mort, il vit et travaille entre Paris et Saint-Laurent-la-Vernède près d'Uzès[2].
Il décède le à Nîmes[1], à l'âge de 72 ans[9].
Sa veuve, Anne Pierre-Humbert, a légué un important ensemble de tableaux au musée Georges Borias d'Uzès[10], puis, à partir de 2018, de nombreux tableaux, dessins et documents à la Fondation Ateliers d'artiste[4].
Œuvre
Dans les années 1970 et 1980, il se rend fréquemment en Afrique du Nord, notamment en Algérie et au Maroc, d'où il rapporte de nombreuses œuvres qui sont présentées dans une rétrospective à l'Institut du monde arabe en 2010. Cet établissement qualifie comme suit la peinture de Charles Pierre-Humbert :
« À la limite de l’abstraction, [la peinture de Charles Pierre-Humbert] est comme un vertige ensoleillé face à la nature. Son style ample et généreux et son sens aigu de la lumière font exploser les formes pour qu’apparaisse l’essence des choses : la souveraine liberté de la couleur. Couleurs chaudes, couleurs froides, Pierre-Humbert passe indifféremment de l’une à l’autre, ou les superpose, dans un jeu de lumière accentué par les transparences et savamment ordonné qui donne à ses compositions de la douceur et un équilibre plastique qui se suffit à lui-même, au-delà du sujet. Ainsi, délivrés de leur pesanteur, personnages, paysages et natures mortes n’en gardent que la couleur »[11].
Expositions posthumes
- 1996, Cortaillod, Galerie Jonas, Charles Pierre-Humbert, natures mortes, - [12].
- 2000, Neuchâtel, Galerie des Amis des Arts, Charles Pierre-Humbert, gouaches, - [13].
- 2003, Sucy-en-Brie, Dans la lumière de Pierre-Humbert : dessins et peintures (1920-1992), Centre culturel de Sucy-en-Brie, - .
- 2007, Arles, Galerie CirCa, Gouaches, - [14].
- 2010, Paris, rétrospective, Institut du Monde Arabe, - .
- 2015, Arles, Galerie CirCa, Huiles sur toiles de 1950 à 1988, - [15].
- 2018, Saint-Maurice, Fondation Ateliers d'Artiste, - [16].
Collections publiques
Musée d'Art moderne de Paris
- Composition, 1955[17]
- Composition, 1956[18]
- Composition, 1957[19]
- Portrait de Germaine Henry, 1965[20]
- Paysage de Corse, 1967[21]
Vitry-sur-Seine, Musée d'Art contemporain du Val-de-Marne
- Champ, 1961[22]
- Jardin, 1961[23]
- Poissons dans la rivière, 1970[24]
- Oiseau plongeur, sans date
- Le plongeur, 1983[25]
- Triptyque de la Carmagnole (La Carmagnole, Le Duel, Les Musiciens), 1989[26]
- Femme au feuillage, 1990[27]
Berne, Collections d'art de la Confédération
Musée d'Art et d'Histoire de Neuchâtel
- Oiseaux, 1967
- Citrons et ananas, 1990
Musée des Beaux-Arts du Locle
- Sans titre, sans date
- La chèvre, sans date
- Nu aux reflets rouges, sans date
- Le bahut à la plante verte, sans date
- Scène de bar, sans date
- Cruche et fruits sur fond rouge, sans date
- Nature morte, 1974
- Poires et pâtissons, 1975
- Sans titre, 1978
- Femme en bleu, 1979
- Buste au corsage bleu, 1988
- Nature morte au compotier blanc et noix, 1990
Distinctions
En 1962, il obtient le Prix Soldati de la section de Paris de la Société des Peintres, Sculpteurs et Architectes Suisses[31].