En 1864, Charles Pillet épouse sa nièce Louise-Estelle Dubois (1840-)[1], sœur aînée d'Albert Dubois-Pillet.
Surnommé « le prince du marteau »[2] à l'hôtel Drouot et considéré comme « le Napoléon des commissaires-priseurs de Paris »[3], Charles Pillet a exercé pendant un peu plus d'un quart de siècle. Entré en fonctions le [4], en remplacement de Benoît-Antoine Bonnefons de Lavialle (1781-1856), il a cédé sa charge à Paul Chevallier (1852-1907) le [5]. Sa dernière grande vente a été celle de la collection Demidoff, au palais de San Donato, à Florence, en [6].
Ayant dilapidé sa fortune dans des spéculations hasardeuses[7], il doit travailler comme expert consultant, ouvrant en 1884 un « Office de la curiosité »[8], situé au no 13-15 du boulevard de la Madeleine jusqu'en 1885, puis au no10 de la rue de la Grange-Batelière. Il rédige également des articles sur l'actualité des ventes pour le Journal des débats, L'Art et le Courrier de l'art. Vers la fin de sa vie, il est nommé membre de la commission de classement et d'acquisition du musée du Louvre[4] et du conseil de surveillance pour la restauration des musées nationaux[7].
Pillet meurt des suites d'une fluxion de poitrine[4] le à son domicile du no10 de la rue de la Grange-Batelière[9]. L'ancien commissaire-priseur n'ayant laissé aucun héritage à sa famille, une vente est organisée pour venir en aide à celle-ci.
Références
12Archives de Paris, état civil du 6e arrondissement, registre des mariages de 1864, acte no68 (vue 5 sur 31).
Paul Eudel, L'Hôtel Drouot et la curiosité en 1887-1888, 8e année, Paris, Charpentier, 1889, p.106-109 et p.471-476 (consultable en ligne sur Gallica).
Patrick Offenstadt, Albert Dubois-Pillet: catalogue raisonné, Paris, 2018, p.176-180 (consultable en ligne sur le site de la galerie Offenstadt).