Né en 1891 à Canaules d’une famille protestante originaire de Lozère, Charles Plantier est le fils de Casimir Plantier, viticulteur, maire et conseiller général jusqu’à sa mort en 1912[1].
De 1941 à 1943, il est interné au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe[1].
Revenu dans le Gard, il participe à l’aide clandestine aux maquis cévenols, et abrite des
dirigeants de la résistance départementale[1]. Dénoncé et à nouveau arrêté, il
est assigné à Saint-Firmin, où il reçoit le soutien de son épouse Ida
Meynadier[1]. Avec la complicité de la population de son village, il s’évade et
rejoint les Francs-tireurs et partisans; il acquiert le grade de capitaine et combat jusqu’à la
libération complète du territoire, en [1].
Il est à Canaules président du comité local de libération installé le [1]. Il appartient en parallèle au comité
départemental[1]. Durant l’épuration, il s’oppose à une justice expéditive et
défend la clémence vis-à-vis de son remplaçant, président de la délégation spéciale de
Canaules sous Vichy[1].
En 1945, il retrouve ses fonctions à Alès[1]. Il est durant de longues années
secrétaire général de l’Enfance ouvrière au grand air[1].
Il meurt en , dans ses fonctions de maire de Canaules[2].
Laurent Pichon, «Plantier Charles dit Vigne», dans La Résistance dans le Gard (DVD-ROM), Paris, Association pour des études sur la résistance intérieure, (ISBN978-2-915742-23-7)— notice individuelle non paginée.