Charles Rollet
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Charles Rollet est un procureur français du XVIIe siècle.
Procureur[a], il comptait parmi ses clients des comédiens[1]. C’est grâce à la minute d’une obligation notariée en date du , reconnaissant un prêt de 300 livres accordé par ce Charles Rollet à Jean Mouchaingre et à sa femme, que l'on connaît notamment la signature de Molière : sous le nom de « Poquelin, sieur de Molière, demeurant rue Saint-Thomas-du-Louvre », il se porte en effet indirectement caution de l'opération, et l'acte porte donc sa signature[2].
Immortalisé par Nicolas Boileau dans le vers « J'appelle un chat un chat, et Rollet un fripon[3]. », il était connu pour ses friponneries[4], au point de figurer dans les œuvres de Boileau[5], dans Le Roman bourgeois de Furetière sous le nom de Vollichon, et dans Les Plaideurs de Racine sous le nom de Drôlichon. Il est même un des personnages de la pièce de théâtre le Bateau de Bouille, de Jean-Baptiste Jobé.
Il fut condamné le pour avoir fait revivre une obligation de 500 livres dont il avait déjà reçu le paiement, à 9 ans de bannissement et à 4 000 livres d'amende. Il fut dans la suite déchargé de la peine du bannissement, et obtint une place de garde au château de Vincennes, où il mourut avant 1688[6].
Il habitait rue de la Vieille-Monnaie, paroisse Saint Jacques de la Boucherie. En , il avait épousé Jeanne Chauveau. Leur fils aîné Pierre Rollet, seigneur de Sablonnière, fut conseiller du Roi doyen de sa chambre du trésor[7]. Un autre fils, Charles, mousquetaire de la garde, refit sa vie en Bourbonnais en changeant son nom en « de Sainsbut » « parce que celuy de Rollet luy attirait des insultes »[8].
Notes et références
Notes
Références
- ↑ Le Théâtre du Marais tome II, Sophie Wilma Deierkauf-Holsboer; Cent ans de recherches sur Molière, Madeleine Jurgens, Elizabeth Maxfield-Miller.
- ↑ Sylvie Chevalley, « Autographe de Molière », Revue de la Comédie-Française, no 14, , p. 22-23 (lire en ligne).
- ↑ Antoine Albalat, L’Art poétique de Boileau, Paris, Société française d’éditions littéraires et techniques, , 167 p., in-16 (lire en ligne sur Gallica), p. 10.
- ↑ Correspondance entre Boileau Despréaux et Brossette, 1858
- ↑ Satires I, VIII et X; Epigramme IX
- ↑ note de l'édition de 1747 de David de l'œuvre de Boileau
- ↑ Archives Nationales, microfilm Y253 fº 360
- ↑ Archives Nationales. Lettres patentes. Registre *O/1/220 page 324; Dossier Des Gozis aux archives départementales de l'Allier
Bibliographie
- Charles Asselineau, Mélanges curieux et anecdotiques tirés d’une collection de lettres autographes et de documents historiques ayant appartenu à Fossé-Darcosse, Paris, Techener, (lire en ligne), p. 316.