Charles Sacleux
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Botaniste, missionnaire, lexicographe |
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| Abréviation en botanique |
Sacleux |
Charles Joseph Sacleux, CSSp (1856–1943) est un missionnaire et linguiste catholique français[1]. Il est également connu comme botaniste, ayant collecté un herbier de plus de 2 000 plantes en Afrique de l'Est et à Zanzibar[2].
Charles Sacleux naît le à Enquin, (Pas-de-Calais), deuxième des trois fils d'Auguste Sacleux, débitant de tabac, décédé alors qu'il avait cinq ans, et de son épouse, Marie Firmine Bayart[3],[4]. Charles entre au petit séminaire d'Arras en 1869 avant de passer un an au grand séminaire à partir de 1874. Il rejoint les Pères du Saint-Esprit en 1875 et est ordonné prêtre en 1878[1].
Charles Sacleux se rend à Zanzibar en 1879 et est affecté à Bagamoyo où il se lance dans l'étude approfondie du swahili. Il passe près de vingt ans sur la côte est-africaine. Son œuvre sur le swahili est remarquable car elle est l'une des rares existant sur cette langue avant sa standardisation et l'influence ultérieure de l'anglais[1].
Au cours de ses voyages en Afrique de l’Est, son intérêt pour la botanique l’amène à récolter et étudier divers végétaux, et à constituer des herbiers de toutes sortes[5].
En 1898, il revient en France et occupe un poste d'enseignant à Chevilly[1]. Il décède à Grasse le [4].
En 1890, le botaniste Henri Ernest Baillon publie Sacleuxia, un genre de plantes à fleurs du Kenya et de Tanzanie, de la famille des Apocynaceae, nommé en l'honneur de Charles Sacleux[6].
L'index international des noms de plantes en recense dix-sept publiés par Charles Sacleux[7].
Distinctions
- 1908 :
Officier d'académie[8] - 1910 : Prix Volney de la Société de linguistique de Paris pour son ouvrage Grammaire des dialectes Swahilis[9]
- 1930 : Prix Gandoger décerné par la Société botanique de France[5]
- 1937 :
Chevalier de la Légion d'honneur[1]
