Charles-Victor Langlois

historien et archiviste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Charles-Victor Langlois (qui souvent signe Charles Langlois ou C. L. pour se distinguer de Victor Langlois), né le à Rouen[1] et mort le à Paris, est un historien français.

Naissance
Nationalité
Faits en bref Président de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, à partir de 1925 ...
Charles-Victor Langlois
Charles-Victor Langlois avec sa femme Camille née Berthelot (en 1926).
Fonctions
Président de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
à partir de
Président de la Société de l'histoire de France
-
Max Prinet (d)
Directeur des Archives de France
-
Président
Société de l'École des chartes
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Enfants
Richard Langlois-Berthelot
Marc Langlois-Berthelot
Philippe Langlois-Berthelot (d)
Samuel Langlois-Berthelot
Jeanne Langlois-Berthelot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Thibault Langlois-Berthelot (d) (arrière-arrière-arrière-petit-fils)
Xavier Langlois-Berthelot (d) (arrière-arrière-petit-fils)
Daniel Langlois-Berthelot (d) (arrière-petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Université de Paris
Université de Montpellier (d)
Universités de DouaiVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire de
Membre de
Distinctions
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Professeur à la Sorbonne et à l'École pratique des hautes études, c'est un spécialiste du Moyen Âge et notamment des rencontres entre l'Occident et l'Orient.

Biographie

Charles-Victor Langlois étudie à l’École des chartes où il devient archiviste paléographe en 1885[2] puis à l'École pratique des hautes études au sein de la IVe section. Il obtient une licence de lettres et une licence de droit, puis il réussit l'agrégation d'histoire (dont il sort premier)[3] .

Le , il soutient ses deux thèses de doctorat ès lettres à la Faculté de Paris[4]. La première, en français, traite du règne de Philippe III le Hardi[5]. La deuxième, en latin, s'intéresse à des documents relatifs à l'ancienne Cour de justice[6]. Il dédie ses thèses à ses maîtres : Lavisse, Tardiff et Meyer. Devenu docteur, il participe à plusieurs dizaines de soutenances de thèses de doctorat, en qualité de membre de jury, entre 1889 et 1899[4].

Il est professeur à Douai en 1885, à Montpellier en 1886, puis à la Sorbonne en 1888 où il est d'abord chargé de cours d'histoire, professeur adjoint en 1901, professeur de sciences auxiliaires de l'histoire de 1906 à 1909 puis professeur d'histoire du Moyen Âge de 1909 à 1913[7].

Il coécrit avec Charles Seignobos, L'Introduction aux études historiques, en 1898, il est l'un des plus grands historiens de l'École méthodique. Historien spécialiste du Moyen Âge, il est directeur des Archives nationales de 1913 à 1929. Il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres le au fauteuil de Noël Valois ; en 1925, il en est le président.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1906, officier en 1919, puis commandeur en 1927[8].

En 1921, il assume à l'Académie la charge de continuer l’Histoire littéraire de la France ; les volumes 35 et 36, qui traitent de la littérature au XIVe siècle, sont en bonne partie écrits par lui[9].

En 1922-1923, il préside la Société de l'Histoire de France.

Il donna généreusement à l’État français pour la préservation du patrimoine et particulièrement pour le patrimoine médiéval, allant jusqu'à acheter le château du Plessis-Macé, le rénover avec ses enfants qui en feront don à l’État en 1967.

Il est inhumé à Tourville-sur-Pont-Audemer[10].

Mariage et descendance

Madame Charles-Victor Langlois

En 1889, il avait épousé Camille Berthelot, fille du célèbre chimiste Marcellin Berthelot et de sa femme Sophie Berthelot. Charles-Victor Langlois est protestant et ses enfants (autorisés par un décret présidentiel du 1er mai 1928 à ajouter « Berthelot » à leur nom patronymique et à s’appeler désormais « Langlois-Berthelot ») seront tous éduqués dans une stricte éducation calviniste. Ses enfants sont l'agronome et secrétaire général de la Banque de France Philippe Langlois-Berthelot[11] ; le directeur de la Banque franco-chinoise pour le commerce et l'industrie, ingénieur et administrateur d'entreprises Marc Langlois-Berthelot ; le chercheur en électro-magnétique et directeur de la recherche de EDF, Richard Langlois-Berthelot ; l'ingénieur, administrateur et financier Samuel Langlois-Berthelot et Jean-Daniel Langlois-Berthelot (directeur chez Peugeot).

Publications

  • 1887 : Le Règne de Philippe III le Hardi, Paris, Hachette, un vol. in-8o, XV-466 pp. lire en ligne sur gallica.bnf.fr
  • 1891 : (avec Henri Stein) Les Archives de l’histoire de France, Paris, Alphonse Picard, un vol. in-8o, XVII-1000 p.
« Le Procès des Templiers », La revue des deux mondes, vol. 103, , p. 382-421 (lire en ligne)
Prix Sobrier-Arnould de l’Académie française en 1903
  • 1903 : La société française du XIIIe siècle, Paris, Hachette.
  • 1905 : Histoire de l'écriture en France, Melun, Impr. administrative.
  • 1911 : La Connaissance de la nature et du monde au Moyen Âge, d’après quelques écrits français à l’usage des laïcs, texte disponible gratuitement sur gallica.bnf.fr
  • 1917 : Registres perdus des archives de la Chambre des comptes de Paris, Paris, Impr. nationale.
  • 1922 : Les Hôtels de Clisson, de Guise et de Rohan-Soubise au Marais, Paris, Jean Schemit, un vol. in 4°, VII+314 pp. Ill.
  • 1927 : La Vie en France au Moyen Âge : de la fin du XIIe au milieu du XIVe siècle.
  • 1949 : Notice sur la vie et les travaux de Charles-Victor Langlois (1863-1929) par A. Merlin, CRAI, Institut de France, p. 1394-409.

Distinctions

Honneurs

Un espace vert du 4e arrondissement de Paris a reçu le nom de square Charles-Victor-Langlois. Le pressoir du jardin des plantes de Rouen est dédié à Charles-Victor Langlois.

Notes et références

Voir aussi

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