Né en 1867 à Magstatt-le-Bas[1],[2], il est agriculteur toute sa vie[1],[3], tout en étant également radiesthésiste, sourcier, poète et conteur[1]. Il apparaît bien vite comme une des figures les plus connues du Sundgau, une région située au sud de l'Alsace, au carrefour de la Suisse et de l'Allemagne grâce à sa mémoire impressionnante qui lui permet de réciter ses œuvres. Même Guillaume II le fait venir en 1912 à Strasbourg afin qu'il lui récite trois de ses poèmes. Dès l'âge de 11 ans, il écrit ses premiers poèmes en dialecte[1],[3]. En 1906, il publie un recueil de poésies en langue allemande, sous le titre Klänge aus dem Sundgau.
Attaché aux vieilles légendes et traditions, Charles Zumstein cultive l'amour du terroir, le « Heimweh » de l'être alémanique qu'il était. Dans un de ses poèmes, il disait :
Awer sott i dusse bliwe
Hätt i's noch so schön un güt,
Fir in d'Heimet wieder z'Kumme
Gab i s'letschte Tröpfle Blüet.
Traduction libre :
Mais si je devais m'expatrier
La vie y serait-elle belle et agréable,
Pour revenir dans mon terroir
Je verserais ma dernière goutte de sang.
Il meurt en 1963 à Magstatt-le-Bas[1],[2].