Charles d'Aragon (1911-1986)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
(à 74 ans)
Saliès
Nom de naissance
Charles Louis Marie Pierre de Bancalis de Maurel d'Aragon
Nationalité
Charles d'Aragon
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Mainteneur des Jeux floraux
-
Maire de Saliès
-
Député des Hautes-Pyrénées
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Saliès
Nom de naissance
Charles Louis Marie Pierre de Bancalis de Maurel d'Aragon
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Henri de Bancalis de Maurel d'Aragon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Madeleine Schaëffer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Diane d'Albon (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Berangere de Bancalis de Maurel d'Aragon (d)
Marie-Christine de Bancalis de Maurel d'Aragon (d)
Charles de Bancalis de Maurel d'Aragon (d)
Alix de Bancalis de Maurel d'Aragon (d)
Sylvie de Bancalis de Maurel d'Aragon (d)
Antoine-Hugues de Bancalis de Maurel d'Aragon (d)
Joseph de Bancalis de Maurel d'Aragon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Partis politiques
Membre de
Arme
Distinctions

Charles Louis Marie Pierre de Bancalis de Maurel, marquis d'Aragon, dit Charles d'Aragon, né le à Bourges et mort le à Saliès, est un résistant et homme politique français. Chrétien-démocrate de l'aile gauche du MRP puis gaulliste de gauche, il est l'un des élus locaux fondateurs de l'Union démocratique du travail (UDT) en 1959.

Jeunesse et études

Charles d'Aragon est le petit-fils d'Alexandre-Louis-Albert-Charles de Bancalis de Maurel d'Aragon. Il naît en 1911, dans une famille de la noblesse française. Il suit ses études secondaires au collège Saint-François-de-Sales d’Évreux, puis au lycée Saint-Louis-de-Gonzague à Paris[1].

Après l'obtention du baccalauréat, il est admis à l'École libre des sciences politiques où il fait la connaissance de Christian Fouchet, dont il devient l'ami. Il obtient le diplôme de l'école en 1933[1].

Parcours professionnel

ll devient journaliste, et est alors proche de Georges Bidault et de Maurice Schumann.

Engagé volontaire pendant la Seconde Guerre mondiale, il devient chef de la Résistance dans le Tarn, responsable départemental du mouvement Combat (pour le Tarn) et adjoint du commissaire général à l'information du CFLN. Il est vice-président du Comité départemental de libération du Tarn, et reçoit la rosette et la croix de la Résistance. Il avait épousé en 1942 Diane d'Albon, fille du marquis Antoine d'Albon et de Béatrix de Bourbon-Lignières, dont il a eu 7 enfants.

Propriétaire éleveur à Salies (Tarn), il est élu député MRP des Hautes-Pyrénées à la première Assemblée nationale constituante, le (la liste MRP recueille 26 310 suffrages sur 91 368 votants). Il dépose notamment une proposition de résolution sur la réglementation du ravitaillement et intervient dans la discussion sur la nationalisation de l'électricité et du gaz.

Il est réélu député des Hautes-Pyrénées à la seconde Assemblée nationale constituante, le , également sur la liste MRP (33 707 suffrages sur 99 477 votants) et est nommé membre de la Commission des affaires étrangères et de la Commission de l'intérieur, de l'Algérie et de l'administration générale, départementale et communale.

Le , il est réélu député des Hautes-Pyrénées. Il est nommé membre de la Commission des affaires étrangères et élu secrétaire de cette commission (1949), ainsi que membre de la Commission de l'intérieur. Il est juré de la Haute cour de justice et membre du conseil supérieur de la protection civile.

Charles d'Aragon dépose en 1949 une proposition de résolution tendant à faire établir une convention internationale proclamant coupables d'un crime contre l'humanité ceux qui, en cas de conflit, auraient utilisé les premiers l'arme atomique. En 1950, il dépose une proposition de loi tendant au rétablissement du scrutin uninominal et à l'établissement de la représentation proportionnelle intégrale pour l'élection des députés de la métropole et de l'Algérie, puis une résolution pour que le Gouvernement s'associe à toute initiative susceptible de régler pacifiquement le conflit coréen, ainsi qu'un amendement tendant à ne pas rompre les contrats de travail du fait d'une grève. Il a voté pour la candidature de Léon Blum comme président du Gouvernement provisoire (élection le ) et la confiance au cabinet Blum (, confiance accordée) pour la confiance au cabinet Paul Ramadier (, confiance accordée), pour le statut de l'Algérie () et pour le plan Marshall ().

Charles d'Aragon démissionne du comité directeur du MRP avec lequel il est en désaccord sur la question indochinoise et fonde la Gauche indépendante (1951). Lors des élections législatives du , où il se présente sur la liste du Cartel des gauches indépendantes dans la troisième circonscription de Paris, il recueille 4 959 suffrages et n'est pas élu. Maire de Salies depuis 1945, il s'y retire de la vie parlementaire et y dirige une exploitation agricole à partir de 1953.

Distinctions

Publications

Références

Sources et annexes

Related Articles

Wikiwand AI