Charles d'Youville Dufrost
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | Montréal, Québec |
|---|---|
| Décès |
(à 60 ans) Boucherville, (Québec) |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Mère |
Charles d'Youville Dufrost ( - ) est un prêtre canadien qui a joué un rôle significatif dans l'histoire de la seigneurie de Lauzon (territoire administratif bien avant la fondation de la ville de Lévis en 1861).
Né à Montréal (Québec) le , Charles-Marie-Madeleine d'Youville Dufrost est le fils de François-Madeleine d’Youville (1700-1730) et de Marie-Marguerite Dufrost de Lajemmerais (1701-1771) connue sous le titre vénérable (Sainte Marguerite d'Youville), fondatrice des Sœurs de la Charité de l’Hôpital Général de Montréal, communément nommées les « Sœurs grises ». Il est le frère de Joseph-François Youville de la Découverte (1724-1778) et de Marie-Louise Youville (1727-1727). En 1730, il perdit son père à l'âge d'un an. En 1742, il entreprit ses études ecclésiastiques au Séminaire de Québec et il fut ordonné prêtre le .
L'abbé Dufrost et l'invasion britannique de la seigneurie de Lauzon en 1759
En 1759, il était curé de la paroisse Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy de la seigneurie de Lauzon (aujourd'hui la ville de Lévis), lors de l'invasion des troupes du major-général James Wolfe dans la région de la Ville de Québec. En , le curé d'Youville Dufrost, accompagné de 287 paroissiens, s'est réfugié dans la forêt de Saint-Henri-de-Lévis[1]. Apportant avec lui les registres et certains articles liturgiques de sa paroisse. Pendant ce temps, les registres paroissiaux restèrent cachés dans un four à chaux, ce qui expliquerait les altérations et les lacunes des registres de l'époque de la Nouvelle-France. Il sera finalement capturé avec ses paroissiens et détenu par les troupes du major John Dalling (commandant d'un corps d'infanterie légère) jusqu'en septembre.
En , il quitta sa paroisse pour se rendre dans le gouvernement de Montréal (toujours sous le contrôle de la Nouvelle-France), car il avait refusé de collaborer avec James Murray (gouverneur). En février 1760, Mgr Henri-Marie Dubreil de Pontbriand confirme que l'abbé d’Youville ne retournera pas dans la paroisse de St-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy. L'abbé Youville Dufrost ira se réfugier chez son frère, l'abbé Joseph-François, curé de Saint-Ours. Par la suite, il succèdera à l'abbé Louis Lepage de Sainte-Claire à titre de curé de la paroisse Sainte-Rose de l’île Jésus.
L'abbé Dufrost revient à la paroisse Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy en 1761
En octobre 1761, il reprend son poste à la paroisse Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy. Au printemps de 1762, il fit la paix avec le gouverneur Murray. Dès cette année, il fut l’un des rares prêtres chargés d’accueillir chez lui un confrère récalcitrant pour l’aider à reprendre le droit chemin. En 1774, Mgr Jean-Olivier Briand le tient d’ailleurs en très haute estime et il lui confie la paroisse de Boucherville. En juin 1788, Mgr Jean-François Hubert lui accordera des lettres de grand vicaire pour le district de Montréal.
Décès en 1790
L'abbé d'Youville Dufrost est mort à Boucherville le .
