Charles de Stabenrath
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| Secrétaire perpétuel Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen | |
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Charles Aimé Amédée Léopold Stabenrath |
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Charles de Stabenrath, né le 18 prairial an IX () à Hyères et mort le à Rouen, est un archéologue et historien français.
Fils du maréchal-de-camp Marie-Jean-Eléonore-Léopold baron de Stabenrath, Charles de Stabenrath, d’une famille originaire de Silésie, a fait, en dépit d’une constitution délicate de solides études achevées à Paris, à l’école François Ier, dirigé par Gonbeaux[1].
Après avoir étudié les mathématiques en vue d’intégrer l’École Polytechnique, il s’est réorienté vers le droit à la faculté de Paris. Après avoir été reçu avocat en 1826, il a été nommé juge-auditeur près le tribunal d’Évreux, puis substitut du procureur du Roi à Yvetot. Revenu à Évreux, en 1828, dans le même poste, il a été nommé, en 1831, procureur du roi à Louviers. Sa fermeté a permis, lors de la Révolution de juillet, de ramener l’ordre et le calme dans la population. Vers la fin de 1830, il a été nommé substitut du procureur du Roi près le tribunal de Rouen, et ensuite juge d’instruction[1].
Lors son séjour à Évreux, l’historien Auguste Le Prevost l’a initié à l’archéologie en partageant ses connaissances sur les monuments anciens. On lui doit un grand nombre d’opuscules sur ce sujet, dont les plus saillantes sont les Notices sur l’Amphithéâtre de Doué (1832), sur les Découvertes faites à la Trigale, arrondissement d’Évreux (1833), sur les Histoires locales et en particulier sur celle du comté d’Évreux, sur l’Abbaye de l’Ile-Dieu[2], sur la Confrérie de Madame sainte Cécile (1833), sur Orderic Vital, etc[1].
Chercheur très actif, il a été élu membre de la Société d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres d’Évreux, lors de son séjour dans cette ville. En 1832, Auguste Le Prévost et d’Eustache-Hyacinthe Langlois l’ont fait entrer à l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen. En 1836, il a remplacé Emmanuel-Pierre Gaillard au poste de secrétaire perpétuel des lettres[3].
Collaborant activement à la Revue de Rouen et à l’Association normande, il a également intégré la Société libre d’émulation de Rouen, de la Commission des antiquités de Rouen[2], la Société des antiquaires de Normandie. Il était également correspondant de plusieurs autres Sociétés savantes[1].
Comme membre de la Commission des antiquités de Seine-Maritime, Il a préparé un dictionnaire de tous les lieux de l’Eure auxquels se rattachent des souvenirs[4], ainsi qu’une histoire complète du Palais de justice de Rouen qui, bien que terminée à sa mort, a dû être publiée à titre posthume[5]. La maladie qui l’a prématurément emporté l’a également empêché de lithographier d’après nature l’abbé de La Rue, qu’il avait dessiné au premier Congrès scientifique tenu à Caen, au mois de [6].
Outre les Rapports annuels et les Notices nécrologiques qu’il a fournis à l’Académie, il a également produit quelques pièces de vers, soit originales, soit traduites ou imitées de Bürger, langue qu’il ignorait mais dont il devait l’intelligence à l’épouse perdue après quelques années de mariage[a]. Il a également fait imprimer, pour un petit nombre d’amis, une comédie en un acte et en vers intitulée l’Actrice[7]. Il a écrit des contes en prose, tels que Valentin, la Maison de Rochester, le Masque, etc.