Née à New York, Charlotte Boyle est la fille du capitaine Joseph Whiteside Boyle, un aventurier canadien mais passe son enfance à Coney Island avec sa mère[2].
Charlotte Boyle et Ethelda Bleibtrey lors de leur arrestation en 1919.
Membre du New York Women's Swimming Association, elle est coachée par B. Handley[1]. Dans les années 1910 et 1920, elle bat le record du monde du 200 m nage libre et remporte huit fois les Championnats des États-Unis de natation[1] notamment sur le 100 yard nage libre en 1918, 1919 et 1921[3]. Sa technique du crawl, comparable à celui de Claire Galligan, permet de démontrer qu'il était possible d'augmenter le rythme des battements de bras sans nuire au mouvement d'ensemble[4].
En 1919, elle est arrêtée avec Ethelda Bleibtrey pour s'être baignée en simple maillot de bain sur une plage de New York mais face aux protestations, les deux femmes sont finalement relâchées[5].
Sélectionnée pour les Jeux olympiques de 1920 à Anvers, elle atteint la finale du 100 m nage libre mais elle ne termine pas la course[3]. La course est finalement remportée par sa compatriote Ethelda Bleibtrey[4].
Elle meurt le à 91 ans à Scottsville dans l'État de New York[6].
12Anne Velez, Les filles de l'eau. Une histoire des femmes et de la natation en France (1905-1939), Angers, Université d'Angers, (lire en ligne), p.133, 356