Wikiwand AI

Charlotte Gaudet

chanteuse française From Wikipedia, the free encyclopedia

Charlotte Gaudet, née Louise Callet le à Saint-Ouen et morte le dans le 10e arrondissement de Paris, est une chanteuse de café-concert française.

Nom de naissance
Louise Callet
Autres noms
Gaudet, Mlle Gaudet, Charlotte Godet, l'irrésistible Gaudet, Mme Adolphe Bérard, Louise Gaudet
Faits en bref Naissance, Décès ...
Charlotte Gaudet
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Louise Callet
Autres noms
Gaudet, Mlle Gaudet, Charlotte Godet, l'irrésistible Gaudet, Mme Adolphe Bérard, Louise Gaudet
Nationalité
Activité
Conjoint
Fermer

Biographie

Jeunesse et famille

Fille de Joseph Marcellin Callet, propriétaire, et de Célestine Léger, son épouse, Louise Callet naît en 1869 à Saint-Ouen[1]. En 1890, elle épouse Lucien Serwier, employé[2]. Leur fils Louis, né en octobre à Paris, meurt quelques jours plus tard[3],[4]. Le couple divorce en 1907[5].

Elle devient la compagne du chanteur à voix Adolphe Bérard[Quand ?] et le reste jusqu'à sa mort[6],[Note 1].

Carrière

Spécialisée dans le répertoire grivois, Louise Callet débute en 1888 sous le nom de Charlotte Gaudet[Note 2] dans les concerts parisiens[8], avec des chansons très osées pour l'époque, comme La Femme cocher, Satyre et Concierge, et des chansons interlopes comme Le P'tit Jeune homme enregistrée chez Pathé en 1912 ou Ceux qu'on dit femmes, calembour de Ceux qu'on diffame !, qui évoquent le mouvement gay, déjà vers 1900[9].

Selon Paulus, Charlotte Gaudet est « la seule, après Demay[Note 3], qui ait su dire des énormités sans choquer. Les gauloiseries, dans sa bouche, perdent leur gravelure. Le geste est sobre, presque nul ; l'œil malicieux souligne, mais discrètement. Elle a, comme sa devancière, la voix prenante et nette qui fait les parfaites diseuses[10]. »

Considérée comme une des plus belles femmes de Paris[réf. nécessaire], elle connaît un succès notable jusqu'au milieu des années 1920, avant de se retirer de la scène définitivement.

Elle meurt en 1934 en son domicile parisien du 83, rue du Faubourg-Saint-Martin, « après une longue maladie »[11],[12]. Très affecté par sa mort, Adolphe Bérard met un terme à sa carrière peu après[13]. Il meurt en 1946, à la même adresse[14].

Bibliographie

  • Octave Pradels, Trente ans de café-concert : souvenirs de Paulus (recueillis par ; 300 illustrations, 60 chansons), Paris, Société d'édition et de publications, s.d. [1908], 460 p.
  • Louis-Georges Tin (dir.), Dictionnaire de l'homophobie (préface Bertrand Delanoë), éd. Presses universitaires de France, 2003
  • Martin Pénet, livret du coffret Chansons interlopes (1906-1966) (2 CD), Labelchanson LBC001 (auto-produit), 2006

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks