Charte coloniale de 1908
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| Titre | Loi sur le gouvernement du Congo Belge |
|---|---|
| Territoire d'application | Congo Belge |
| Branche | Droit constitutionnel |
| Législature | 24e |
|---|---|
| Gouvernement | Schollaert |
| Signature | 18 octobre 1908 |
| Promulgation | 15 novembre 1908 |
| Abrogation | 30 juin 1960 |
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La Charte coloniale du 18 octobre 1908 formalise la reprise du Congo par la Belgique. Elle était la conséquence d’une politique de dépenses menée par Léopold II, qui en était jusqu’alors l’unique propriétaire. À la suite de sa ruine, le roi belge se vit forcé, pour recevoir un prêt de la Belgique, de lui permettre de prendre le Congo[1]. Cette Charte organisait le droit public colonial de l’État[2]. Le Congo connut deux appellations : en premier lieu, il fut l’État indépendant du Congo de 1885 à 1908. A la reprise du territoire par la Belgique, en 1908, il devient le Congo belge et il garda ce nom jusqu'en à 1960, date de la déclaration de son indépendance[3]. On parle depuis 1997 de la république démocratique du Congo, appellation aussi usité entre 1964 et 1971, date de sa transformation en Zaïre.

L’histoire du Congo est fortement liée à la personne de Léopold II. En effet, il créa l’État indépendant du Congo et dirigea le pays jusqu’en 1908, de manière indépendante de la Belgique. Il était alors la seule union entre les deux pays. Pendant vingt-cinq ans, il dirigea tous les domaines tels que l’économie, les relations internationales, etc[4]. Le grand rêve léopoldien était que le Congo soit soumis à son exploitation personnelle.
Sur le plan social, Léopold II mit en place le portage et les corvées. Ce régime de travail consistait en un labeur d’une intensité inhabituelle et durant lequel les travailleurs étaient exposés à des sanctions répressives[5].
L’État, né en 1885, manquait de ressources. Le roi dut mettre sa fortune personnelle pour tenter de relever son économie. Pendant plusieurs années, le Congo appliqua une politique d’austérité. Mais en 1890, il était au bord de la faillite[6]. La fortune personnelle de Léopold ne suffisait pas à pallier les besoins immenses de l’exploitation du territoire ainsi que de l’occupation. La Belgique lui vint alors en aide en prêtant vingt-cinq millions de francs. Dans la convention de prêt, une clause permettait à la Belgique d’annexer le Congo, en 1901, si le parlement le désirait[1]. Dans son testament, Léopold II, en tant que « propriétaire », céda l’État indépendant du Congo à la Belgique. Ce testament ne fut pas nécessaire puisque l’EIC passa à la Belgique avant la mort du roi. Il devint alors le Congo belge et fut régi par la Charte coloniale de 1908, qui était une disposition constitutionnelle[3].
Plan et vue d'ensemble
La loi se compose de six chapitres et de trente-huit articles.
| Chapitre | Intitulé | Nombre d'articles |
|---|---|---|
| Chapitre Ier | De la situation juridique du Congo belge | 1 |
| Chapitre II | Des droits des Belges, des étranger et des indigènes | 5 |
| Chapitre III | De l'exercice des pouvoirs | 16 |
| Chapitre IV | Du ministre des colonies et du conseil colonial | 4 |
| Chapitre V | Des relations extérieures | 2 |
| Chapitre VI | Disposition générales | 9 |
| Note | Disposition transitoires | 1 |
La Charte sera modifiée et complétée par les lois des ; ; ; l'arrêté-loi du ; lois des , ; ; ; ; ; ; ; l'arrêté-loi du ; la loi du et la loi du .