Chastellux-sur-Cure
commune française du département de l'Yonne
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Chastellux-sur-Cure [ʃatly syʁ kyʁ] est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Chastellux-sur-Cure | |
Vue de Chastellux-sur-Cure. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Bourgogne-Franche-Comté |
| Département | Yonne |
| Arrondissement | Avallon |
| Intercommunalité | Communauté de communes Avallon - Vézelay - Morvan |
| Maire Mandat |
Gérard Paillard 2020-2026 |
| Code postal | 89630 |
| Code commune | 89089 |
| Démographie | |
| Population municipale |
129 hab. (2023 |
| Densité | 12 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 23′ 13″ nord, 3° 53′ 18″ est |
| Altitude | Min. 210 m Max. 397 m |
| Superficie | 10,55 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Avallon (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Avallon |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Situation et description
La commune de Chastellux-sur-Cure est située dans le massif du Morvan, à proximité de l'ancienne frontière entre la Bourgogne-Franche-Comté et la France. Elle est à 15 km au sud d'Avallon et à 13 km à l'ouest de Quarré-les-Tombes.
Géologie
« Le sol de la commune de Chastellux est composé de granite et de gneiss. Ce granite est de couleur grisâtre, quelquefois rose, presque toujours mélangé de parties noires dues à des paillettes très semées de mica. Il constitue, la plupart, des roches abruptes qui bordent la Cure et imprime à toute la contrée l'aspect sauvage et pittoresque qui la caractérise. Le gneiss se montre également sur plusieurs points autour du village, notamment sur la colline qui s'élève au sud de Chastellux ; il se décompose facilement et donne une terre sèche à mica bronzé. Les bords de la Cure offrent, près de Chastellux, sur une étendue de plus de quatre cents mètres, des escarpements de porphyre ; la roche est grise et renferme en abondance du quartz et du mica »[1]
Communes limitrophes
| Saint-Germain-des-Champs | ||||
| Saint-André-en-Morvan (Nièvre) |
N | |||
| O Chastellux-sur-Cure E | ||||
| S | ||||
| Saint-Martin-du-Puy (Nièvre) | Marigny-l'Église (Nièvre) |
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[3].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 021 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lormes_sapc », sur la commune de Lormes à 12 km à vol d'oiseau[4], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 071,3 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,1 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en [8].
Urbanisme
Typologie
Au , Chastellux-sur-Cure est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avallon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[10]. Cette aire, qui regroupe 74 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (74,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,5 %), forêts (24,6 %), zones agricoles hétérogènes (11,6 %), terres arables (4,1 %), eaux continentales[Note 3] (1,2 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

dans son premier état, il s'agissait d'un fort en bois et en pierre
Lieux-dits
- Champ renard[14] ;
- la Garenne des Couées ;
- la Garenne du Pavé ;
- les Garennes.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Castrum Lucium (1180) ; Castrum Lucum (1186) ; Casteluz (1147) ; Chateluz (1171) ; Chasteluz (1249)[15] ; Chantelux (1793), Chastellux(1801) ; Chastellux-sur-Cure (1892)[16].
Au cours de la Révolution française, la commune, qui portait le nom de Chantelux, fut renommée Pont-sur-Cure en 1793[16].
Chastellux (Yonne) et Caylus (Tarn-et-Garonne) procèdent de la même étymologie.
Au siècle dernier, certains traduisaient « Castrum Lucii » par « château de la lumière » (« lux, lucis » = lumière).
Du bas latin castellucium « village fortifié »[Note 4],[17], dans son premier état, il s'agissait d'un fort en bois et en pierre. Nous savons aujourd'hui que Luc était le nom gaulois désignant un bois sacré. Il s'agirait donc d'un camp retranché (castrum) situé dans un bois sacré.
Castrum Lucium, la forteresse de Chastellux était tenue à partir du XIe siècle par une lignée de féodaux qui en portaient le nom, elle appartenait à la mouvance des ducs de Bourgogne.
La Cure est une rivière française qui coule en région de Bourgogne-Franche-Comté, dans les départements de Saône-et-Loire, de la Nièvre et de l'Yonne.
Histoire
Le site de Caylus (Aveyron) était aussi décrit ainsi en termes latins. Comme pour Chastellux, il s'agit d'un site naturellement « fort » utilisé dès avant les Romains et « renforcé » par les Gaulois, les Romains, les Burgondes puis les Francs et enfin les Français au cours des siècles.
Le village de Chastellux ne fut érigé en paroisse qu'en 1677 et eut Lazare-André Bocquillot pour premier curé[18].
Pierre de Castro-Lucius (Castro-Lucii, de Chastelux) [Chastellux-sur-Cure, près de Vézelay] devint abbé [peut-être de l'abbaye Saint-Serge-et-Bacchus à Angers ?], le chapitre général établit un document à ce propos en l’an 1320, dont il fit envoyer une copie en l’an 1321 aux moines du prieuré de Saint-André de Tywardrach, dépendant de son monastère. Tywardreath en Cornwall, dont St Andrew est le patron, est un "alien-priory" de Saint-Serge-et-Bacchus à Angers. [Source : GALLICA - Revue des sociétés savantes de la France et de l'étranger / publiée sous les auspices du Ministère de l'instruction, Cinquième Série, Tome II, Année 1870, 2e semestre, p. 385, Imp. Nationale, Paris, MDCCCLXXI (1871). 39. Petrus de Castro-Lucii (de Chastelux), abbas factus, capitulum generale celebravit an. 1320, in quo multa pie religioseque constituta sunt, quorum exemplar ad monachos prioratus Sancti Andreae de Tywardrach a suo monasterio dependentes, mitti curavit, perepiscopum dioecesanum qui tunc Lutetiae aderat; imprimis ut, singulis diebus, missa matutinalis de B. M. cantaretur, sicut in ecclesia abbatiali cantari solitum erat, et silentium, locis et horis consuetis, juxta reguiam servaretur. Diem clausit extremum an. 1321.]
Seigneurie de la famille de Chastellux.
Le comte César Laurent de Chastellux (1780-1854) fit construire[19] près du pont un ensemble de bâtiments manufacturiers : un moulin à blé, une féculerie, un moulin à tan, une scierie mécanique et une tuilerie. « Le mauvais vouloir, la routine, la paresse et la défiance tarirent bientôt une source réelle de richesse, ou au moins de bien-être pour la contrée »[1]. Le , tout est détruit dans un violent incendie.
En 1892, la commune de Chastellux se voit renommée Chastellux-sur-Cure[16].
Politique et administration
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].
En 2023, la commune comptait 129 habitants[Note 5], en évolution de −5,15 % par rapport à 2017 (Yonne : −1,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
La commune relève de l'académie de Dijon
Médias
Cultes
Économie
Les ressources sont la culture des terres, l'élevage et l'exploitation des bois.
Culture et patrimoine
Monuments
- Château de Chastellux, XIe - XIIIe - XVe et XIXe siècle, propriété privée ouverte à la visite ;
- église Saint-Germain (XIVe), ancienne chapelle castrale, sise dans la cour du château ;
- mairie, au lieu-dit la Rue Chenot ;
- Monuments aux morts (XXe), rue de la Croix-Blanche ;
- pont (XIXe), au lieu-dit le Pont.
Sites naturels
- L'église Saint-Germain.
- La mairie.
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
- Brunehilde, reine d'Austrasie ;
- Claude de Chastellux, maréchal de France ;
- François Jean de Chastellux, académicien français ;
- Madame Victoire, fille de Louis XV.
