Chaudron (récipient)
grand récipient de cuisine en métal utilisé pour cuire ou faire bouillir à feu ouvert
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Un chaudron est un récipient pourvu soit d'une anse, soit de pieds ou d'une anse et de pieds, destiné à la cuisson d’aliments, qui est tantôt suspendu dans l’âtre d’une cheminée ou au-dessus d’un feu de camp ou posé au-dessus de ce dernier.

Fabrication
Le chaudron est généralement en cuivre, laiton ou fonte, et sa fabrication relève de la chaudronnerie.
- Chaudron à carène de type Westland du Ve siècle ou VIe siècle, découvert à Trédarzec sur le site de Crec'h Choupot (Musée de Bretagne).
- Chaudron en laiton et cuivre.
Usages
Le chaudron sert à la préparation d’aliments bouillis ou mijotés, comme des ragoûts ou des potages.
De grande taille, dans la Rome antique, il servait parfois comme supplice, rempli d'huile ou de poix bouillante[réf. souhaitée].

Archéologie
Le bassin de Gundestrup, souvent dit à tort « chaudron de Gundestrup », est un récipient datant du Ier siècle av. J.-C.[1] retrouvé en 1891 dans une tourbière du Jutland au Danemark.
Symbole

Le chaudron est souvent associé aux sorcières, que l’on représente y préparant des potions. Ce récipient était autrefois un ustensile banal de la vie domestique mais le lien avec la sorcellerie pourrait dater du 15e siècle. L'image de femmes réunies autour d’un chaudron devint alors synonyme de sorcellerie et le chaudron en devint un stéréotype. Dans la première scène du quatrième acte de Macbeth, Shakespeare en 1606, fait apparaitre das son récit trois femmes terrifiantes qui chantent sur une lande embrumée : « Redoublons, redoublons de travail et de peine / Brûle, feu ; bouillonne, chaudron »[2].
La mythologie celtique possède plusieurs chaudrons légendaires :
- Le « pair Dyrnwch Gawr », chaudron de Dyrnwch le Géant, un des Treize trésors de l'île de Bretagne, qui fait bouillir instantanément la viande pour les courageux, mais refuse de le faire pour les lâches[3].
- Le « Pair Dadeni (en) », chaudron de Renaissance, caché dans le Llynn y Peir (Lac du Chaudron) en Irlande, qui ressuscite les morts (mais ils perdent la parole), dans le conte gallois Branwen ferch Llŷr (en) du Mabinogion.
- Le « Coire Ansic », chaudron non sec[4] de Dagda, un des Quatre trésors des Tuatha Dé Danann (en), ne se vide jamais. Il est symbole d'abondance, de résurrection et de souveraineté. Il pourrait avoir inspiré dans la légende arthurienne un plat d'abondance, désigné sous le nom commun de « graal »[5],[6].
Annexes
Articles connexes
- Chaudronnier
- Crémaillère
- Trépied
- Chaudron de la Flamme olympique
- Dans la culture : Taram et le Chaudron magique ; Astérix et le chaudron