Chaume-lès-Baigneux

commune française du département de la Côte-d'Or From Wikipedia, the free encyclopedia

Chaume-lès-Baigneux est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Chaume-lès-Baigneux
Chaume-lès-Baigneux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Michel Franck
2020-2026
Code postal 21450
Code commune 21160
Démographie
Gentilé Calmois
Population
municipale
101 hab. (2023 en évolution de +8,6 % par rapport à 2017)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 42″ nord, 4° 35′ 03″ est
Altitude Min. 344 m
Max. 424 m
Superficie 12,66 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Chaume-lès-Baigneux
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Chaume-lès-Baigneux
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Chaume-lès-Baigneux
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Géographie

Sur le plateau du Duesmois, Chaume-lès-Baigneux est une commune de la haute vallée de la Laignes (ou Laigne). Cette rivière, qui disparaît dans une perte karstique sur la commune de Puits à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest, donne le point d'altitude minimum du territoire à 343 m à sa sortie du finage, et sépare deux parties plus élevées du plateau : celle du sud vouée à l'agriculture culmine à 424 m, celle du nord partagée entre bois et agriculture s'élève à 405 m. Au fond des vallées de la Laignes et du ruisseau de la Planchotte s'ouvrent de belles prairies à pâturages, surtout près du village où se réunissent les deux cours d'eau.

Accès

Le territoire de 12,7 km2 plutôt allongé nord-sud est traversé ouest-est par la route départementale 21 (D 21) qui relie Laignes à la D 971 (de Châtillon-sur-Seine à Dijon, ex RN 71 de Troyes à Dijon) près de Baigneux-les-Juifs.

Hydrographie

Après avoir alimenté trois étangs sur les communes de Jours-lès-Baigneux puis d'Étormay, la Laigne (ou ruisseau de Marcenay[1]) entre sur le territoire de la commune par le sud-est en s'orientant vers le nord, suivant la limite de commune sur environ deux kilomètres. Elle contourne ensuite le village par le nord pour se diriger vers le nord-est et traverser le finage ; c'est dans cette courbe qu'elle reçoit en rive droite le ruisseau de la Planchotte[2], né sur le finage d'Ampilly-les-Bordes qui forme également deux petits étangs sur la commune de Jours-lès-Baigneux. Un autre ruisseau, sans nom sur la carte de l'IGN, part du lavoir au sud du village pour rejoindre la Laigne après la confluence de la Planchotte en rive gauche ; c'est le seul cours d'eau à courir entièrement sur la commune. La Laigne grossie de ses affluents disparaît dans une perte karstique à Puits pour réapparaître comme résurgence dans le bourg de Laignes plus au nord après une vingtaine de kilomètres de parcours souterrain (on trouve parfois le toponyme Laigne (sans s) pour différencier ce premier cours de celui qui se jette dans la Seine[3], le site du SANDRE le nomme ruisseau de Marcenay[1]). Quelques autres sources existent sur la commune (comme dans la combe Gautrot) mais ne donnent pas suite à des cours d'eau.

Hameaux, écarts, lieux-dits

La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameau rattaché.

  • Habitat ou bâti écarté : ferme de Combe Là-Haut, un moulin et une huilerie en ruines.
  • Lieux-dits d'intérêt local : le Pré aux Merles, combe Gautrot, bois de Chaume, de la Vaseroye.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 869 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montbard à 18 km à vol d'oiseau[10], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 853,5 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,7 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Chaume-lès-Baigneux est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,8 %), forêts (14,9 %), prairies (2,8 %), zones urbanisées (2 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Chaume est attesté sous les formes Villa que dicitur Calmis (1139-1145) ; Villa de Calmis (1147) ; Chalma (1151) ; Villa que dicitur Chalmis (1169) ; Chalmae (1214) ; Chaumes, Chaumae (1236) ; Theobaldas de Chaumis, domicellus (1276) ; Chaulmes (1423) ; Chaulme (1574) ; Jauma (1635) ; Chaume (1657) ; Chaume-les-Baigneux (1873) ; La Chaume (1884)[19].

Le nom de Chaume emprunte à l'oronymie avec le sens de plateau dénudé, issu du pré-celtique et du latin populaire calmis, du bas latin calma, de l'oïl chaume « friche, lande, plateau désert »[20], exprimant l'idée d'une hauteur déserte et par extension « le domaine de la hauteur dénudée ».

La préposition « lès » permet de signifier la proximité d'un lieu géographique par rapport à un autre lieu. En règle générale, il s'agit d'une localité qui tient à se situer par rapport à une ville voisine plus grande. La commune de Chaume indique qu'elle se situe près de Baigneux.

Histoire

Moyen Âge

L'abbé de Châtillon est le seigneur des lieux depuis une donation de 1117.

Époque moderne

Les habitants sont affranchis par une charte de 1515 puis le village est clos de murs par autorisation d'Henri III.

Époque contemporaine

Le train à voie métrique Châtillon-Dijon avait une halte-gare à Chaume-les-Baigneux[21].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Michel Franck    
Les données manquantes sont à compléter.
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2023, la commune comptait 101 habitants[Note 2], en évolution de +8,6 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
241257240251304327305294273
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
273236229229215207201179177
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
161180164138135129147133135
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1331001001059089878099
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
9299101------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux, monuments et pôles d'intérêt

L'huilerie.

En 2016, la commune compte 1 monuments inscrits à l'inventaire des monuments historiques[26], 21 monuments ou édifices répertoriés à l'Inventaire général du patrimoine culturel[27] et 25 objets répertoriés à l'IGPC[28].

  • Huilerie Logo monument historique Classé MH (1993)[29] : ruines dans un bosquet au nord-ouest hors du village en rive gauche de la Laignes.
  • Plusieurs croix monumentales et plusieurs bâtiments (maisons, fermes et une grange anciennes) sont répertoriées IGPC sur la commune.
  • Église de l'Annonciation. Statuaire en bois polychrome du XVIIIe siècle : saint Jacques et saint Roch (IGPC 1990)[30].
  • Mairie-école début XIXe, bâtiment avec un étage, en moellons enjolivé de pierres de taille dans les angles et autour des ouvertures (IGPC 1990)[31].
  • Lavoir en moellons, couvert d'un toit à demi-croupe, au sud du village sur une source qui rejoint la Laignes (IGPC 1990)[32].

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Bibliographie

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