Magny-Lambert
commune française du département de la Côte-d'Or
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Magny-Lambert est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.
- Magny-Lambert depuis la route de Villaines-en-Duesmois, Rue-Basse est à gauche et Rue-Haute à droite ; sur la ligne de crête à gauche une carrière de pierre du Châtillonnais.
| Magny-Lambert | |||||
Abside de l'église rue de la Potelle. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Montbard | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Châtillonnais | ||||
| Maire Mandat |
Raphaëlle Vautrin 2020-2026 |
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| Code postal | 21450 | ||||
| Code commune | 21364 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
87 hab. (2023 |
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| Densité | 6,8 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 41′ 05″ nord, 4° 34′ 46″ est | ||||
| Altitude | Min. 307 m Max. 415 m |
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| Superficie | 12,78 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Châtillon-sur-Seine | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Géographie

Magny-Lambert est une commune du plateau agricole et forestier du Duesmois, au-dessus de la Seine. Deux routes franchissent le versant rive gauche de la vallée du fleuve et la ligne de crête qui barre le nord-est du finage, celle qui monte depuis Saint-Marc-sur-Seine à 395 m, avant de redescendre sur le village (situé à 350 m environ), l'autre qui démarre depuis la D 971 à proximité du point bas de la commune (308 m sur le ruisseau de Meursauge) et emprunte la combe des Prés-de-la-Gorge pour arriver à Tout-Y-Faut (360 m).
Les surfaces sont essentiellement occupées par l'agriculture, mais il subsiste des bois à l'ouest et surtout au nord du territoire où ils sont entamés par les carrières d'exploitation de la belle pierre marbrée du Châtillonnais, utilisée pour le parement et la fabrication de meubles d'extérieur. Le mont de Faselot entre le village et le hameau marque le point culminant de la commune à 415 m et garde quelques bois de son versant sud-est au sommet. La large vallée orientée nord-ouest sud-ouest dans laquelle on a retrouvé les traces d'une voie protohistorique passant par le village, entre la ligne de crête et les monts du sud-ouest, conserve des prairies à pâturages bien qu'il n'y ait pas de rivière pour les arroser.
Hydrographie
À part l'extrémité est du territoire qui prend à peine cinq cents mètres du ruisseau intermittent de Meursauge, la commune n'a pas de cours d'eau, le plateau du Duesmois qui intègre cette commune, partie du plateau de Langres, est sujet aux phénomènes karstiques, l'eau est engloutie dans la roche calcaire du Jurassique pour réapparaître en exsurgences dans les versants des grandes rivières qui limitent le plateau. En l'occurrence, en pénétrant les sols, les eaux de pluie teintent de sels minéraux la pierre calcaire qui est exploitée dans les carrières.
En suivant le talweg des prés de la Gorge, on remonte jusqu'au lavoir de Tout-Y-Faut en rencontrant quelques sources, et en suivant celui de la combe de Riboin on accède à la source de Riboin, mais dans les deux cas il n'existe plus de ruisseaux permanents qui iraient jusqu'à la Seine. Au sud de la ligne de crête, sur le plateau, l'eau affleure en plusieurs sources disséminées sur le territoire mais sans donner suite à des cours d'eau.
Accessibilité

La commune est à l'écart des routes principales, la D 32 qui monte de Saint-Marc-sur-Seine depuis la D 971 (Châtillon-sur-Seine - Dijon) traverse le village et rejoint Villaines-en-Duesmois puis Montbard à l'ouest. La D 32D dévie de la première dans le village pour atteindre la commune voisine de Jours-lès-Baigneux au sud. Le hameau de Tout-Y-Faut, est longé par le sentier GR 2 (Le Havre - Dijon) qui suit dans une direction nord sud les hauteurs de la profonde vallée du ruisseau de Meursauge, en rive gauche.
Hameaux, écarts, lieux-dits
- Le village de Magny-Lambert comprend les quartiers de Rue-Basse et Rue-Haute.
- Hameaux détachés du village : Tout-Y-Faut (ou Toutifaut).
- Habitat ou bâti écarté : granges et bâtiments des carrières, aux Rochies.
- Lieux-dits d'intérêt local : Faselot, les prés de la Gorge, bois : les Rochies, les Ebattis, Bois-Bridant, Bois-Mornot.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 929 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montbard à 19 km à vol d'oiseau[7], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 853,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Magny-Lambert est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,3 %), forêts (32,1 %), zones agricoles hétérogènes (7 %), prairies (6,3 %), mines, décharges et chantiers (5,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Préhistoire et Antiquité
Ce sont les fouilles du Trembloy qui ont révélé en 1872 et 1873 toute l'importance de la civilisation de Hallstatt dans le Châtillonnais[16]. D'autres vestiges plus récents démontrent la pérennité de cette occupation à la période gallo-romaine.
Moyen Âge
Les Templiers possèdent un hospice dans la localité comme en témoigne une maison dite des Templiers. Les habitants sont affranchis dès 1461 par l'évêque d'Autun[17].
Une ancienne grange de l'abbaye de Quincy subsiste au hameau de Tout-y-Faut.
Politique et administration
Magny-Lambert appartient :
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].
En 2023, la commune comptait 87 habitants[Note 2], en évolution de +1,16 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Lieux, monuments et pôles d'intérêt
En 2016, la commune ne compte pas de monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques, 21 monuments ou édifices sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[23], 1 élément classé à l'inventaire des objets historiques[24] et 16 objets répertoriés à l'I.G.P.C[25].
- Nécropole de Magny-Lambert dont les fouilles ont mis en évidence des tumulus attribués à la période du Hallstatt final[16], son extension le long d'une voie protohistorique suit à peu près le tracé de l'actuelle voie au fond de la vallée. Les tumulus sont visibles aux lieux-dits les Fourches, la Margelle et Rivanet, au sud du finage, autour de la petite colline de Montoillery ; à noter que l'un d'eux est nommé « tumulus du Trembloi »[26], à ne pas confondre avec le site du fanum du Trembloi sur la commune de Saint-Germain-le-Rocheux.
- Vestiges d'une tour d'angle fortifiée du XVIe siècle de plan circulaire avec salle basse percée de deux canonnières.
- Nombreuses croix monumentales sur la commune et maisons anciennes au village dont la maison des Templiers (IGPC 1990, utilisée comme bâtiment agricole)[27].
- Église de la Trinité reconstruite en 1849 sur un plan en croix latine (IGPC 1990)[28], façade orientée à l'est surmontée d'un clocher carré à toit octogonal maçonné façon gothique flamboyant. Statues de sainte Catherine et sainte Geneviève du XVIe siècle et de saint Roch en bois polychrome de 1736. Dalle funéraire de Thiébaud de Gand du XVe.
- Abside de l'église tournée vers l'ouest.
- Façade XIXe de style gothique.
- Statue du fronton.
- Clocher enjolivé de « soufflets » (fleurs du gothique flamboyant).
- Lavoir-abreuvoir au village (IGPC 1990)[29] et lavoir à Tout-Y-Faut.
- Ruines de la chapelle Saint-Hubert à Tout-Y-Faut (IGPC 1990)[30].
- Restes de la chapelle de Tout-Y-Faut.
- Les arbres poussent derrière la façade (en 2015).
- Abside envahie par le lierre (en 2015).
