Chaïma Issa
poétesse, écrivaine, journaliste et militante des droits de l'homme tunisienne
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Chaïma Issa, née le , est une poétesse, écrivaine, journaliste et militante des droits de l'homme tunisienne.
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
شيماء عيسى |
| Nom de naissance |
Chaima Issaï Ben Ibrahim Ben Yahia |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Parti politique |
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Elle est condamnée dans le cadre de l'affaire du complot contre la sûreté de l'État dans des conditions critiquées par plusieurs ONG.
Biographie
Née le [1], fille d'un membre du Mouvement de la tendance islamique (actuellement Ennahdha) emprisonné au début des années 1990, elle étudie les religions comparées à l'université Zitouna puis en France[2].
Après la révolution de 2011 et une candidature sans succès aux élections législatives de 2014, elle est chargée de mission en 2020 auprès de la ministre de la Femme et de la Famille et publie Féminisme et religion[2].
Après le coup de force du président Kaïs Saïed en 2021, elle s'oppose aux mesures annoncées et rejoint le Front de salut national[2]. Elle est arrêtée le et placée en détention provisoire pour « complot contre la sûreté de l'État »[2]. Elle est dès lors considérée comme la première prisonnière politique sous le régime de Saïed[2]. Emprisonnée, elle reçoit le soutien d'environ 100 femmes actives dans différents domaines[3].
Selon son avocate, elle fait aussi l'objet d'autres poursuites à la suite d'une plainte déposée par la ministre de la Justice Leïla Jaffel[4].
En , alors qu'un juge ordonne sa libération, Chaïma Issa reste finalement en prison, le parquet ayant rejeté la décision[5]. Un mois plus tard, elle est remise en liberté[6]. Le , elle est condamnée à un an de prison avec sursis par un tribunal militaire qui la reconnaît notamment coupable d'« offense » au président Saïed sur la base de déclarations faites dans les médias[7].
Elle est finalement condamnée en appel le à vingt ans de prison dans le cadre du procès de l'affaire du complot contre la sûreté de l'État[8] après une condamnation à 18 ans prononcée en première instance[9]. Plusieurs ONG tunisiennes et étrangères dénoncent les conditions dans lesquelles s'est déroulé le procès, dont Human Rights Watch qui évoque une parodie de justice[10]. Elle est violemment interpellée le lendemain, le , en pleine rue à Tunis par des agents en civil, alors qu'elle quitte une manifestation[8]. Des hommes encagoulés s'approchent d'elle, l'arrachent aux bras de ses proches et de ses avocats, puis l'embarquent de force dans une voiture banalisée, sans s'identifier[8].