L'ordonnance du 2 mai 2005 a instauré l'organisation des établissements publics de santé en pôles d'activité, sous la responsabilité d'un chef de pôle[2]. Cependant, un pôle peut continuer à être divisé en services dirigés par des chefs de service.
La loi HPST du 21 juillet 2009 confère au chef de service la responsabilité de l'évaluation des actions médicales de son service, du recueil des indicateurs de qualité et de sécurité, et la mise en œuvre des actions d'amélioration des services[1].
En France, avant 2005, la fonction de chef de service était exercée par un praticien titulaire nommé par le ministre chargé de la Santé. La nomination des responsables des services ou unités fonctionnelles est une décision conjointe du directeur et du président de la commission médicale d'établissement , sur proposition du chef de pôle[3].
En France toujours, la loi de modernisation du système de santé, promulguée en janvier 2016, réinstaure le service sans ambiguïté[4], dès lors, « les missions clés du chef de service demeurent : recrutement médical, animation et gestion de l’équipe, coordination de la recherche et de l’enseignement, organisation des soins avec les cadres de santé, gestion des risques (démarche qualité) et à chaque fois que possible, engagement institutionnel dans la vie de l’hôpital et dans celle de la discipline »[4].
La part de temps de travail que le chef de service consacre désormais aux tâches administratives a beaucoup augmenté, faisant craindre une perte d'intérêt pour la fonction[4].