Cheffes

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Cheffes
Cheffes
L'église Notre-Dame de Cheffes
Image illustrative de l’article Cheffes
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Intercommunalité Communauté de communes Anjou Loir et Sarthe
Maire
Mandat
Delphine Bouju
2026-2032
Code postal 49125
Code commune 49090
Démographie
Gentilé Cheffois
Population
municipale
1 044 hab. (2023 en évolution de +7,19 % par rapport à 2017)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 18″ nord, 0° 30′ 23″ ouest
Altitude 21 m
Min. 14 m
Max. 53 m
Superficie 17,35 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Angers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tiercé
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.cheffes.net/

Cheffes parfois appelée officieusement Cheffes-sur-Sarthe est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

La commune comportait un port sur la Sarthe aux XVIIIe et XIXe siècles.

Localisation

Commune angevine de la partie orientale du Segréen, Cheffes se situe sur la rive droite de la Sarthe (rivière), sur les routes D 74, Écuillé - Tiercé, D 108, Juvardeil, et D 190, Champigné[1],[2].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[6]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 662 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 5,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marcé à 14 km à vol d'oiseau[9], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 701,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,8 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Cheffes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 81 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,5 %), zones agricoles hétérogènes (29,3 %), forêts (15,3 %), terres arables (6,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,4 %), zones urbanisées (2 %), eaux continentales[Note 3] (1,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %), zones humides intérieures (0,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Formes anciennes du nom : Cheffa en 1104, Chefe en 1113[17],[18].

Histoire

Le village est de fondation ancienne. L'église et des terrains sont donnés aux moines de l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers au XIe siècle, accompagnés de droits de pêche. Plus tard est également ajouté la dîme du Pont-de-Mergot. Les premiers seigneurs sont ceux du Lude[19].

Le prieuré établi par les moines de Saint-Nicolas est uni à la cure au XIVe siècle par l'évêque d'Angers. Le fief du prieuré relève du roi à cause du château d'Angers. Le fief passe des mains des seigneurs du Lude entre celles des seigneurs du Plessis-Bourré[19].

Au XVIIIe siècle, le domaine de Soudon voit naître et vivre Urbain-René Pilastre de la Brardière, député d'Anjou qui participera au serment du Jeu de Paume et à la Constituante[20],[21].

Le manoir de Grandines, longtemps propriété de magistrats et notaires, est la demeure au XIXe de Pierre Morain ; peintre qui y fait construire son atelier[22].

Pendant la Première Guerre mondiale, 44 habitants perdent la vie, et lors de la seconde, cinq habitants sont tués[23].

Politique et administration

Administration municipale

Liste des maires successifs[24]
Période Identité Étiquette Qualité
1800   Jean-Charles-Armand de Terves    
1810   Charles-Prosper de Terves, son frère    
1830   Urbain Pilastre    
1839   Yves-Louis Marais    
1843   Monnier    
1848   Jean Godin    
1855   Alfred Voisin    
1859   Jean Godin    
1870   Alphonse Chollet    
1884   Sosthène Le Gentil    
1904   René Chollet    
1925   Alain Chollet    
1953   Jean Leuck    
1959   Jacques de Bernard    
1965 1989 René Goujon[25]   Agriculteur, conseiller général du canton de Tiercé de 1963 à 1989
mars 1989 2001 Bernard Perdreau   Agriculteur
mars 2001 2008 Pierre Vergneau[26]   Instituteur retraité
mars 2008 2014 Christian Ancelle   Retraité de l’Éducation nationale
mars 2014 mars 2026 Marc Dutruel[27],[28]   Pédicure-podologue
mars 2026 en cours
(au 26 mars 2026)
Delphine Bouju[29]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité

La commune est membre de la communauté de communes Anjou Loir et Sarthe depuis le , après avoir été membre de la communauté de communes de Loir-et-Sarthe[30], elle-même membre du syndicat mixte Pays des Vallées d'Anjou.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2023, la commune comptait 1 044 habitants[Note 4], en évolution de +7,19 % par rapport à 2017 (Maine-et-Loire : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1731 1071 2171 2881 3111 3011 3541 3311 372
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3971 3721 3631 3141 3601 3251 3161 1411 119
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0761 0431 031966927816750712790
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
748680632811857822879922977
2021 2023 - - - - - - -
1 0151 044-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,3 % la même année, alors qu'il est de 25,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 500 hommes pour 473 femmes, soit un taux de 51,39 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,63 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[35]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,7 
4,6 
75-89 ans
7,0 
16,3 
60-74 ans
14,3 
19,6 
45-59 ans
20,1 
20,7 
30-44 ans
21,8 
13,3 
15-29 ans
14,5 
24,9 
0-14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2022 en pourcentage[36]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,2 
7,2 
75-89 ans
9,7 
16,2 
60-74 ans
17 
19,4 
45-59 ans
18,5 
18,2 
30-44 ans
17,5 
18,9 
15-29 ans
17,8 
19,2 
0-14 ans
17,2 

Enseignement

Une école maternelle et primaire accueille les enfants dans un bâtiment rénové en 2016.

Économie

La navigation est active sur la Sarthe aux XVIIIe et XIXe siècles ; on embarque alors, au port de Cheffes, du bois et du grain[2].

Au milieu du XXe siècle, les activités agricoles sont constituées de polyculture, avec prédominance de fourrage, d'un important élevage de bovins, porcs, moutons et chevaux. On trouve également sur la commune une fabrique de conserves[2].

Sur 75 établissements présents sur la commune à fin 2010, 25 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 11 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 36 % de celui du commerce et des services et 17 % du secteur de l'administration et de la santé[37]. Cinq ans plus tard, en 2015, sur les 76 établissements présents, 21 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 11 % sur le département), 11 % du secteur de l'industrie, 8 % de celui de la construction, 49 % du secteur du commerce et des services et 12 % de celui de l'administration et de la santé[38].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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