Chemin de fer intérieur de l'Exposition universelle de 1889
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| Chemin de fer intérieur de l'Exposition universelle de 1889 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Historique | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Mise en service | 1889 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Fermeture | 1889 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Concessionnaires | La société Decauville | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Caractéristiques techniques | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Longueur | 3 km | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Vitesse maximale commerciale |
10 km/h | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Écartement | étroit (600 mm) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Signalisation | Systeme Bernheim[1] | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Le chemin de fer intérieur de l'Exposition universelle de 1889, était un chemin de fer à voie étroite (600 mm) Decauville d'une longueur de trois kilomètres, utilisé lors de l'Exposition universelle de Paris du au ; il partait de l'esplanade des Invalides pour rejoindre l'avenue de Suffren.




L'Exposition universelle de 1889 était trop grande pour être parcourue à pied. Un chemin de fer intérieur a donc été construit pour relier les bâtiments d’exposition de l’esplanade des Invalides à ceux situés sous la tour Eiffel. Cette ligne de chemin de fer, longue de trois kilomètres, commençait à 250 mètres du pont de la Concorde, au ministère des Affaires étrangères près de la Seine. Elle traversait l'esplanade des Invalides et suivait le quai d'Orsay sur les quais de la Seine, à l'intérieur de la clôture de l'Exposition, entre les deux rangées d'arbres les plus éloignées du rivage. Elle traversait le boulevard de La Tour-Maubourg par un passage à niveau, empruntait un tunnel de 106 mètres sous l'avenue Rapp et l'avenue Bosquet, traversait l'avenue de La Bourdonnais, empruntait un passage souterrain près de la tour Eiffel, puis tournait à gauche à angle droit sur l'avenue de Suffren, qu'elle suivait jusqu'au dernier arrêt à la Galerie des Machines[4].
Outre les deux stations terminales, il y avait trois arrêts sur le Quai d'Orsay : le premier à l'intersection de Malar, le deuxième au Palais des produits alimentaires, le troisième au coin du Quai d'Orsay et de l'avenue de Suffren. L'infrastructure et les véhicules ferroviaires avaient été fournis par la société Decauville. La ligne était à double voie avec une entre-voie de deux mètres[4].
Les bâtiments de la gare aux arrêts étaient conçus pour être vus de loin par les visiteurs. Le fils de l'un des concessionnaires, le jeune architecte Louis Gaillot, leur a donné des formes originales et des fonctionnalités inhabituelles. Les auvents qui couvraient les quais offraient une protection contre les intempéries. Aux dernières gares, il y avait des buffets où les passagers pouvaient se retrouver et se reposer[5].
Construction
La voie a été conçue par Adolphe Alphand, directeur général des travaux, qui a chargé Antoine Gaillot et Paul Gallotti de commander sa construction à Gaillot et Cie sous la supervision de Jules Lion[6], l'ingénieur de l'Exposition[5]. La construction a été dirigée par l'ingénieur en chef adjoint et responsable du travail des métaux, J. Charton, qui s'est notamment occupé de la construction de la voie ferrée au Champ-de-Mars[4].
Exploitation
Il y avait des règlements qui régissaient l'exploitation de cette ligne de chemin de fer par le concessionnaire. Les trains devaient partir toutes les dix minutes de 9 h à minuit depuis les terminus, soit six trains par heure ou 90 trains par jour dans chaque direction. Le dimanche, on pouvait conduire jusqu'à 150 trains dans chaque direction[7]. Bien que l'itinéraire ait été complètement isolé des transports en commun sur la majeure partie de son parcours, une vitesse maximale de 10 km/h avait été définie. Celle-ci devrait même être réduite à 4 km/h à certains endroits, notamment aux passages à niveau, où chaque train était précédé d'un signaleur. La longueur des trains ne pouvait dépasser 50 mètres et tous étaient équipés d'un frein à action rapide[4].
Le tarif était uniforme à 0,25 franc par personne dans la voiture d'été et à 0,50 franc dans la voiture-salon, quelle que soit la durée du trajet. Les visiteurs pouvaient acheter leurs billets dans de nombreux points de vente à l’avance. Il suffisait de remettre les billets au personnel des chemins de fer pour monter dans la voiture. À la sortie, ils étaient déposés près tourniquets[4]. Selon le recensement officiel, 6 342 446 visiteurs ont été transportés au cours de cette exploitation de six mois[8],[9].
Pour des raisons de sécurité, il y avait un signal en forme de disque télécommandé à chaque arrêt, qui ne pouvait être libéré que lorsque la barrière était fermée. Tous les trains étaient annoncés par un système de sonneries électriques qui menait des passages à niveau à la gare la plus proche. Enfin, il y avait un service téléphonique dans chaque station[4].
Signaleur. Station de la Concorde. Intérieur d'une voiture. Circulation au Quai d'Orsay. À la tour Eiffel. Chef de gare.