En rouge, les projets de percement du canal du Nicaragua, étudiés au milieu du XIXesiècle et remis au goût du jour en 2014[3]. En bleu le canal de Panama.
Napoléon III voit dès 1846 dans le projet de canal du Nicaragua, une option qui ferait du «Nicaragua, mieux que Constantinople, la route nécessaire du grand commerce et lui permettrait d’atteindre grandeur et prospérité». Le 26 août 1849, le gouvernement nicaraguayen accorde le droit exclusif de construire un canal «dans les 12 ans», à l'homme d'affaires américain Cornelius Vanderbilt, qui profite déjà de la ruée vers l'or en Californie pour valoriser le fleuve San Juan, complété par une diligence à travers l'isthme de Rivas, route la plus aisée pour relier New York à San Francisco. À l'époque, se construit rapidement un autre chemin de fer reliant les deux océans, à hauteur de l'isthme de Panama, qui permet d'accéder à la Californie via les vapeurs de la Pacific Mail. Le projet de canal du Nicaragua est un des points abordés du traité Clayton–Bulwer de 1850 qui cherche à aplanir les rivalités dans la région entre les États-Unis et la Grande-Bretagne.
L'invasion du Nicaragua par le flibustier William Walker empêche le projet de prendre corps au cours des années suivantes. En 1859, Bedford Pim, capitaine de la Royal Navy, de retour de la guerre de Crimée, a étudié la possibilité d'un canal transocéanique. Il est devenu un partisan du projet de canal du Nicaragua[4]. La même année, le géologue français Joseph Marie Élisabeth Durocher dirige une expédition d'étude visant à étudier le percement d'un canal interocéanique au Nicaragua. En 1862, Bedford Pim publie son Projet des routes de Transit à travers l'Amérique Centrale, à partir d'un Nouveau Port au Nicaragua.
En 1863, le Nicaragua accorde le premier contrat pour la construction d’un chemin de fer[5]. En 1866, la Nicaraguan Railway Company fut fondée[5]. La première section des voies ferrées à être construite reliait le port de Corinto à Chinandega, qui vit arriver pour la première fois en 1880 une locomotive à vapeur[5]. En six ans, le chemin de fer relia Chinandega aux villes de Leon, Managua, Masaya et Granada (Nicaragua)[5]. Sa construction a marqué la première époque de l’essor de la banane et le déclin des plantations de coton[5]. Le chemin de fer a aussi permis l'exportation plus facile de la caféiculture d'Amérique centrale[6], en particulier celle du Nicaragua.
«The eastern portion of the channel’s length will include the construction of a 400-square-kilometer lake, according to Chinese engineer Dong Yung Song. As a result, he said, the canal’s construction will not reduce the depth of Lake Nicaragua itself.»
1 2 3 4 5 "Nicaragua: la loi des compagnies bananières" par Jesus Ramirez Cuevas, le 7 septembre 2005 sur le Réseau d’information et de solidarité avec l’Amérique latine.
↑ "The World Atlas of Coffee: From beans to brewing - coffees explored, explained and enjoyed" par James Hoffmann, Éditions Hachette - 2014, page 236