Chemin du Séminaire

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Chemin du Séminaire
Image illustrative de l’article Chemin du Séminaire
Le chemin du Séminaire au-devant du collège Rosa-Parks.
Situation
Coordonnées 43° 38′ 24″ nord, 1° 26′ 08″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Lalande
Début no 157 route de Launaguet
Fin no 180 avenue de Fronton
Morphologie
Longueur 669 m
Largeur 12 m
Odonymie
Nom actuel milieu du XIXe siècle
Nom occitan Camin del Seminari
Histoire et patrimoine
Création avant le XVIIIe siècle
Lieux d'intérêt Collège Rosa-Parks
Notice
Archives 315556582409
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Chemin du Séminaire
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Chemin du Séminaire

Le chemin du Séminaire (en occitan : camin del Seminari) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Description

Le chemin du Séminaire est une voie publique. Il se trouve au cœur du quartier de Lalande. Il correspond à une partie de l'ancien chemin vicinal no 5, qui traversait le nord du terroir de Lalande et de Croix-Daurade, depuis la route de Fronton jusqu'à la route d'Agde en passant par le chemin du Séminaire, le chemin d'Audibert, le chemin de Lanusse et le chemin de Nicol[1].

Il naît perpendiculairement à la route de Launaguet, face à l'entrée principale du lycée Urbain-Vitry. La première partie de la rue, longue de 460 mètres, est rectiligne et orientée à l'ouest. Elle reçoit du côté droit, après avoir longé les édifices du collège Rosa-Parks, l'allée Sœur-Saint-François, une voie réservée aux piétons. Au niveau des voies de la ligne de chemin de fer Bordeaux-Sète, le chemin du Séminaire oblique au nord et rejoint après 195 mètres, après avoir donné naissance à l'impasse du Séminaire au niveau du jardin des Tourelles, l'avenue de Fronton.

La chaussée compte une voie de circulation dans chaque sens. Il appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il existe, du côté des numéros pairs, une piste cyclable.

Voies rencontrées

Le chemin du Séminaire rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Route de Launaguet
  2. Allée Sœur-Saint-François - accès piéton (d)
  3. Impasse du Séminaire (d)
  4. Avenue de Fronton

Transports

Le chemin du Séminaire n'est pas directement desservi par les transports en commun Tisséo. Il est cependant proche de la route de Launaguet, parcourue par la ligne de bus 60, et de l'avenue de Fronton, parcourue par les lignes de Linéo L10 et de bus 2969. Les stations de métro les plus proches sont les stations Trois-Cocus et La Vache, sur la ligne de métro Ligne B du métro de Toulouse.

La station de vélos en libre-service VélôToulouse la plus proche est la station no 261 (6 rue Antoine-Van-Dyck).

Odonymie

Le chemin du Séminaire, s'il est antérieur au XVIIIe siècle, ne porte ce nom que depuis le milieu du XIXe siècle[2]. C'est à cette époque qu'Étienne-Bruno-Marie d'Arbou (eu), ancien évêque de Bayonne retiré à Toulouse, donna au grand séminaire de Toulouse une propriété qu'il possédait dans la campagne de Lalande, au nord de la ville[3]. Ce domaine avait appartenu à Jean Fabié, procureur au parlement en 1690, et s'étendait entre le chemin de Fronton (actuelle avenue de Fronton) et le chemin des Izards. Le grand séminaire aménagea le domaine pour en faire une maison de campagne ouverte aux séminaristes. En 1857, le chanoine Vieusse, trésorier du séminaire, y fit bâtir à ses frais une chapelle (actuelle église Saint-Jean-Marie-Vianney, no 15 rue des Chamois)[4].

Histoire

Moyen Âge et période moderne

Au XVIIIe siècle, le chemin du Séminaire est un chemin rural qui permet de relier deux importants chemins de circulation, le chemin de Launaguet (actuelle route de Launaguet) et le chemin de Fronton (actuelle avenue de Fronton). Il se trouve au cœur de la Grande Lande, terroir rural qui s'étend au nord de la ville, difficilement mis en valeur à cause de la nature du sol. La présence de fermes est cependant attestée (actuel no 80).

XIXe siècle et première moitié du XXe siècle

En 1856, le mur de l'octroi avait été établi à la limite nord des faubourgs (emplacements des actuels boulevards de Suisse, Silvio-Trentin et Pierre-et-Marie-Curie)[5]. Au nord, le faubourg de Lalande reste un terroir profondément rural, comme en témoignent plusieurs fermes qui se consacrent au maraîchage afin d'alimenter les marchés de la ville, et particulièrement le marché de la place Arnaud-Bernard.

C'est à cette époque qu'Étienne-Bruno-Marie d'Arbou (eu), ancien évêque de Bayonne retiré à Toulouse, donna au grand séminaire de Toulouse une propriété qu'il possédait, aménagée pour en faire une maison de campagne. Les séminaristes y passent généralement une journée par semaine, particulièrement à partir du printemps. Ils s'y rendent en procession, depuis le grand séminaire de la rue du Taur (actuel collège de Périgord, no 58 rue du Taur)[2].

En 1907, à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État, les biens de l'Église sont récupérés par l'État. La propriété de campagne du grand séminaire devient un établissement de mise en quarantaine des contagieux, le lazaret de Lalande. Il est installé dans le bâtiment du grand séminaire, divisé en trois grandes salles de 400 m², qui comptent chacune 80 lits. Mais le terrain est également dévolu à une décharge, qui reçoit les ordures du centre et du nord de la ville. En 1920, ce sont pas moins de dix tonnes qui y sont déchargées chaque jour. En 1939, la décharge est fermée et les ordures sont progressivement évacuées vers l'ancienne carrière de Ginestous[6].

Dans les années 1930, un pont routier est construit afin de permettre à la route de Launaguet de franchir les voies de chemin de fer de la ligne de Bordeaux à Sète, au prix d'une déviation plus au nord. En conséquence, le chemin du Séminaire absorbe une partie de la route de Launaguet. En 1937, la barrière d'octroi est déplacée plus au nord, sur une nouvelle ligne qui, à partir du canal latéral à la Garonne, passe par le chemin de Fondeyre, la gare de Lalande, le chemin du Séminaire jusqu'à Niboul, le chemin de Saint-Jean-de-l'Union jusqu'au pont de Loubers, sur l'Hers[5].

Deuxième moitié du XXe siècle et début du XXIe siècle

Au milieu du XXe siècle, le chemin du Séminaire conserve un visage profondément rural. Il est bordé de champs et de cultures, dont les parcelles, en lanières, sont parallèles au chemin, et de quelques fermes de maraîchers (actuels no 1, 80 et 86, emplacement des actuels no 45 et 61). Leurs productions alimentent les marchés de la ville, particulièrement le marché de la place Arnaud-Bernard et le marché de la place du Capitole.

La présence de ces vastes parcelles agricoles permet de mobiliser rapidement des espaces fonciers suffisants pour permettre la construction du collège d'enseignement secondaire de Lalande entre 1969 et 1970. Il permet à la population croissante du nord toulousain d'accéder à un nouveau collège, plus proche que les établissements du centre-ville. Il vient compléter l'offre d'enseignement qui est déjà donné au collège d'enseignement technique Bayard, ouvert en 1959 à l'emplacement de l'ancien lazaret de Lalande (actuel lycée professionnel Urbain-Vitry, no 150 route de Launaguet)[2].

Les terrains le long du chemin du Séminaire sont progressivement lotis par la construction de maisons individuelles, mais aussi d'opérations immobilières de plus grande ampleur, tel le lotissement Les Sunnies, construite entre 1981 et 1983 (actuel no 29-45)[7]. L'impasse du Séminaire, tracée en 1995, permet de desservir le lotissement du Séminaire. En 1998, la construction de la résidence Sporting Diamant (actuel no 78) et d'une résidence de l'office public de l'habitat de la Haute-Garonne (OPH31) (actuel no 88) se fait au détriment des derniers espaces agricoles. À la fin du XXe siècle a transformé radicalement le chemin de Séminaire.

Patrimoine et lieux d'intérêt

Notes et références

Voir aussi

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