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Chens-sur-Léman

commune française du département de la Haute-Savoie From Wikipedia, the free encyclopedia

Chens-sur-Léman est une commune française du Chablais, en Haute-Savoie, dans l'agglomération transfrontalière du Grand Genève.

Faits en bref Administration, Pays ...
Chens-sur-Léman
Chens-sur-Léman
Église Sainte-Anne.
Blason de Chens-sur-Léman
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Intercommunalité Thonon Agglomération
Maire
Mandat
Pascale Moriaud
2020-2026
Code postal 74140
Code commune 74070
Démographie
Gentilé Chensinois
Population
municipale
3 068 hab. (2023 en évolution de +10,52 % par rapport à 2017)
Densité 244 hab./km2
Population
unité urbaine
7 011 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 44″ nord, 6° 16′ 09″ est
Altitude Min. 372 m
Max. 439 m
Superficie 12,56 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Messery
(ville-centre)
Aire d'attraction Genève - Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sciez
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Chens-sur-Léman
Géolocalisation sur la carte : France
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Chens-sur-Léman
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
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Chens-sur-Léman
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Chens-sur-Léman
Liens
Site web www.chens-sur-leman.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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Géographie

Localisation

Représentations cartographiques de la commune
Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Commune d'une surface de 1 087 hectares située dans la plaine du Bas-Chablais au bord du Léman, avec un littoral d'environ 5 km à une altitude de 372 m à 439 m[1], la commune d'environ 1 650 habitants (en 2007), est voisine de la commune suisse d'Hermance dans le canton de Genève.

Par sa situation sur les bords du Léman et son environnement préservé (portion de rives non urbanisées, prairies et vallons boisés, vaste surface boisée...), la commune présente d'indéniables atouts touristiques. Chens-sur-Léman est encore un village de campagne avec de grands espaces boisés et un espace agricole. Son patrimoine naturel lui vaut aujourd'hui deux sites classés « Natura 2000 ».

Communes limitrophes

Transport et accès

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douvaine à 4 km à vol d'oiseau[8], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 943,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,9 °C, atteinte le [Note 1].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station DOUVAINE SA (74) - alt : 470 m, situation : lat : 46°18'08"N, lon : 6°19'05"E (à 4,8 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
17,8
25.1.2025
19,7
28.2.2019
22,2
18.3.2014
28
14.4.2024
32,8
25.5.2009
36,9
27.6.2026
38,4
7.7.2015
38,3
24.8.2023
34,3
8.9.2026
26,5
7.10.2009
21,9
2.11.2020
15,4
25.12.2023
38,4
2015
Maximale moyenne 5,5 6,6 11,7 16,8 19,6 24,1 26,9 26,3 21,6 15,7 9,9 6,2 15,9
Moyenne 3,1 3,5 7,6 11,9 14,8 19 21,5 21 17 12,2 7,3 3,7 11,9
Minimale moyenne 0,7 0,5 3,5 7,1 10 14 16,1 15,7 12,4 8,7 4,7 1,2 7,9
Record de froid
date du record
−7,3
6.1.2026
−11,9
7.2.2012
−5,9
9.3.2010
−1,9
8.4.2021
1,5
5.5.2019
6,7
1.6.2011
7,8
25.7.2011
8,5
17.8.2014
4,3
27.9.2010
−1,6
30.10.2012
−5,9
27.11.2010
−11,8
20.12.2009
−11,9
2012
Précipitations
Hauteur (mm) 71,7 60,4 56,3 65,5 92,6 91,7 75,6 87,9 65,5 83,2 97,2 95,7 943,3
≥ 1 mm (jours) 10,7 8,7 9 8,1 11,8 9,3 8,8 8,8 7,8 8,8 10,1 11,2 113
≥ 5 mm (jours) 4,8 4,4 3,6 4,5 6 5,6 4,6 5,7 4,2 4,4 5,5 6,2 59,5
≥ 10 mm (jours) 2,4 1,8 1,7 2,4 2,9 3,3 2,5 3,3 1,8 3,3 3,6 3,5 32,4
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
54,1
27.1.2025
29,3
1.2.2019
30,5
5.3.2020
44,2
16.4.2025
53,2
4.5.2025
50
16.6.2020
48
28.7.2013
49,3
26.8.2023
60,9
13.9.2015
59
7.10.2014
53,2
10.11.2012
48,9
25.12.2013
60,9
2015
Fermer
Source : « Fiche 74105002 » [PDF], sur meteofrance.s3.sbg.io.cloud.ovh.net/data, édité le : 06/10/2026 dans l'état de la base
5,5
0,7
71,7
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
6,6
0,5
60,4
fév.
11,7
3,5
56,3
mars
16,8
7,1
65,5
avril
19,6
10
92,6
mai
24,1
14
91,7
juin
26,9
16,1
75,6
jui.
26,3
15,7
87,9
août
21,6
12,4
65,5
sep.
15,7
8,7
83,2
oct.
9,9
4,7
97,2
nov.
6,2
1,2
95,7
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Chens-sur-Léman est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Messery[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le Léman, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[11]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[12].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (42,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (45,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,2 %), terres arables (32,2 %), zones urbanisées (16,5 %), prairies (6,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %), eaux continentales[Note 5] (1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

La commune de Chens devient Chens-sur-Léman par décret, le (J.O. du )[14].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Shan (graphie de Conflans) ou Chens (ORB)[15].

Il n'existe aucune étymologie assurée pour Chens. Tout au plus pourrait-on proposer un rapprochement avec la ville normande de Caen, dont la forme la plus ancienne, au Moyen Âge, est Cadomo, qui semble remonter au gaulois catu-magos "le champ du combat" ; ce qui conviendrait également ici avec les évolutions phonétiques propres au francoprovençal et au savoyard local. Mais en l'absence de formes anciennes cela reste une hypothèse non démontrable.

Histoire

Très anciennement peuplée, on a relevé sur son rivage cinq cités lacustres (palafittes) et à l'intérieur des terres, plusieurs sites néolithiques, gallo-romains et burgondes.

Au Moyen Âge, la paroisse et la commune portait le nom de « cusy » (ou cursier), jusque vers 1860. Elle relevait du comte de Genève et occupait une situation stratégique importante entre les maisons de Savoie et de Faucigny. Trois fiefs se partageaient le territoire de Cusy : Grésier, qui relevait du Faucigny et dont le château, aujourd'hui disparu, défendait la rive droite de l'Hermance et l'accès au lac, Servette qui appartenait au comte de Savoie, et enfin, le plus important, Beauregard, qui relevait du comte de Genève.

En 1816, le traité de Turin fixe la frontière entre la Suisse et la Savoie sur l'Hermance[16], coupant la commune éponyme en deux. La partie à l'est de la rivière comprenant le lieu-dit Cusy est intégré à Chens. Il y subsiste un oratoire de l'église paroissiale brûlée sous la Révolution.

Puis la commune se dénommera Cusy-Chens, Chens-Cusy en 1866 et Chens vers 1872. En 1954, un décret ministériel autorise la dénomination Chens-sur-Léman[14].

Politique et administration

Situation administrative

La commune de Chens-sur-Léman, au lendemain de l'annexion de la Savoie à la France de 1860, intègre le canton de Douvaine[1]. Elle appartient, depuis 2015, au canton de Sciez, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 25 communes[17].

La commune est membre, avec dix-sept autres, de la communauté de communes du Bas-Chablais.

Chens-sur-Léman relève de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie, dont la députée est Anne-Cécile Violland (Horizons).

Administration municipale

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Maire en 1888 ? François Fichard Républicain Cultivateur, conseiller d’arrondissement
mai 1929 octobre 1945 Jules Fichard[18] (1884-1970) SFIO Exploitant agricole et négociant en vins
Président de la délégation municipale du 31 août 1944 au 14 octobre 1945
? ? Auguste Fichard    
mars 1971 ? Bernard Fichard   Gérant de société
mars 1990 mars 1996 Bernard Duret    
mars 1996 mars 2008 Bernard Fichard DVD Gérant de société
mars 2008 mars 2014 Nelly Benou DVG Salariée du secteur médical
mars 2014 en cours
(au 28 mai 2020)
Pascale Moriaud-Billod DVD Conseillère communautaire de Thonon Agglomération
Réélue pour le mandat 2020-2026[19]
Fermer

Politique de développement durable

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[20].

Population et société

Démographie

Ses habitants sont appelés les Chensinoises et les Chensinois[14].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2023, la commune comptait 3 068 habitants[Note 6], en évolution de +10,52 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
325313380447572589560558547
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
531576604588620628613568606
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
503543515506475516568636835
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2022 2023
8561 0631 2741 6561 7082 0502 7763 0053 068
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Médias

Radios et télévisions

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, Radio Chablais... Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Chablais, le Courrier savoyard.

Économie

Les secteurs d'activités économiques sont :

  • l'agriculture : la commune compte plusieurs exploitations dont l'activité occupe 35 % du territoire communal ;
  • la pêche : pêcheurs professionnels qui pratiquent leur activité sur le Léman (le plus grand lac d'Europe occidentale : 582 km2 dont 234 km2 en France) ;
  • commerces et entreprises : la commune comprend des restaurants, en partie liés à l'activité touristique, des commerces de « proximité » se concentrant essentiellement au chef lieu. À cela s'ajoutent des entreprises (BTP, espace vert, menuiserie, peinture, embouteillage de vins).
  • Travailleurs frontalier vers la Suisse

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Le chœur de l'église.

Patrimoine naturel

La commune possède sept espaces classés zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) : le « lac Léman » ; le « Vallon des Léchères et pelouse de la Sablonnière » ; le « Golfe de Coudrée et environs » ; les « Zones humides et boisement du Genevois » ; les « Prairies humides de Marival » ; le « Marais de la Croix de la Marianne » et les « Ravins de Chamburaz, Marnoz et de l'Hermance »[25]. Deux espaces sont classés classé site Natura 2000 de la Haute-Savoie, le « lac Léman » et les « Marais de Chilly et de Marival »[26].

Personnalités liées à la commune

  • Naissance le 18 septembre 1879 d'Henri Dufaux (1879-1980), pionnier de l'aviation.
  • Gaëlle Voiry, élue Miss France en 1990, est morte percutée par une voiture alors qu'elle circulait à vélo à Chens-sur-Léman.

Héraldique

Armes de Chens sur Léman

Les armes de Chens-sur-Léman se blasonnent ainsi :

« D'azur à une sirène d'argent chevelée et marinée d'or tenant une lyre du même, sur une onde aussi d'argent mouvant de la pointe, accostée en chef de deux croissants contournés du même. »

Œuvre du peintre Di Decarli.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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