Chevalier rouge (Lille)

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La Bonne Fierté et le Chevalier rouge, vitrail de Notre-Dame de la Treille par Didron, 1904. Le Chevalier rouge devait escorter la fierté de Notre-Dame de la Treille[1]

Le Chevalier rouge devait figurer dans la Grande procession de Lille en expiation d'une faute commise au XIIIe siècle (violation de l'immunité de l'espace ecclésial)[2]. Cette présence fut maintenue pendant près de 3 siècles[3].

En 1276, un clerc (Adam Blauwet) fut poursuivi dans la collégiale Saint-Pierre de Lille et pendu par Hellin II de Cysoing et sa troupe[3]. Il fut ensuite condamné par la comtesse Marguerite et les plus hautes autorités à marcher sous forme de procession dans un habit écarlate[2], obligation qui fut transmise à ses descendants.

La tradition

Hellin II mourut sans avoir accompli ses engagements mais l'obligation d’escorter la procession à cheval « en cotte vermeille de cendal ou d’écarlate » fut maintenue, et il fut possible au seigneur de Cysoing de se faire remplacer par son fils aîné ou par un « chevalier honnête ». Le seigneur de Cysoing risquait une amende de cinq cents livres s'il n'apparaissait pas à la procession de Lille. « De fait, à partir de cette année, le chevalier rouge parut à la procession jusqu’en 1578. Il arrivait au moment du départ, pénétrait à cheval sous le porche de l’église et s’inclinait devant le chapitre pour se mettre à sa disposition ; au retour, il se présentait et faisait constater qu’il avait rempli régulièrement son office ; pour faciliter son évolution à cheval, on recouvrait de nattes les dalles de marbre à l’entrée de l’église ». Vers la fin du XVIe siècle, à la suite des agitations causées par la Révolte des Gueux, des réformes eurent lieu et le Chevalier rouge disparut des processions[4],[3]. On parle aussi d'un usage tombé en désuétude[5]

Postérité

Bibliographie

Références

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