Chevroux (Ain)

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Chevroux
Chevroux (Ain)
Vue sur l'église du village.
Blason de Chevroux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté de communes Bresse et Saône
Maire
Mandat
Dominique Savot
2026-2032
Code postal 01190
Code commune 01102
Démographie
Gentilé Chevroutis, Chevrouties
Population
municipale
990 hab. (2023 en évolution de +3,99 % par rapport à 2017)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 53″ nord, 4° 56′ 58″ est
Altitude Min. 176 m
Max. 208 m
Superficie 17,2 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Mâcon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Replonges
Législatives Première circonscription
Localisation
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Chevroux
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Chevroux
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Chevroux
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Chevroux
Liens
Site web www.chevroux.fr

Chevroux est une commune française, située dans le département de l'Ain dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Localisation

Chevroux fait partie de la Bresse, plus particulièrement l'ancienne Bresse savoyarde. Commune du département de l'Ain, Chevroux se situe à 12 km au nord-est de Mâcon, à 29 km au nord-ouest de Bourg-en-Bresse, à 70 km au nord de Lyon et à 337 km au sud de Paris. Elle appartient à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse et au canton de Replonges.

Communes limitrophes

Hydrographie

Il existe deux cours d'eau qui traversent la commune[1]. La Pérouse, aussi appelée bief de Rollin, traverse Chevroux du sud au nord après avoir pris sa source à Saint-Sulpice. La seconde rivière, la Jutane ou le bief de l'Étang de Chevroux, prend sa source aux Paillardières et se jette dans la Saône après être passé par Ozan et Boz.

Quatre étangs parsèment le territoire : l’étang du Chemin localisé au nord, l’étang Carteron ainsi que deux autres qui sont placés au lieu-dit l'Étang Labe.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[4] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 905 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charnay-lès-Mâcon à 14 km à vol d'oiseau[8], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 833,7 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,4 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports

Axes de communication.

Axes routiers

La route départementale 58 est l'une des artères principales du village qui le traverse du sud au nord. En prenant cette voie par le nord, les automobilistes peuvent rejoindre Pont-de-Vaux tandis qu'en se dirigeant au sud, ils peuvent aller vers Bâgé-le-Châtel et Bâgé-la-Ville.

La seconde voie traversant le centre est la route départementale 1. Reliant Asnières-sur-Saône à Saint-Amour dans le Jura, cet axe routier permet de rejoindre Manziat à l'ouest et Boissey voire Saint-Jean-sur-Reyssouze à l'est.

Aucune autoroute ne traverse Chevroux mais trois se trouvent à proximité. En premier lieu, l'autoroute A40 (Mâcon - Genève), portion de la Route Centre-Europe Atlantique Bordeaux/Nantes - Annemasse, passe au sud de la commune à Feillens où se trouve une gare de péage pour rejoindre Mâcon gratuitement et Paris ainsi que Bourg-en-Bresse et Genève. De l'autre côté de la Saône, l'autoroute A6 est un des axes routiers les plus importants de France étant donné qu'il relie Paris à Lyon, ville où la voie devient l'autoroute A7 jusqu'à Marseille. Enfin, l'autoroute A406 relie les deux autoroutes précédemment citées et forme le contournement sud de Mâcon.

Transport fluvial

La Saône, qui marque la frontière ouest du département de l'Ain, est navigable à grand gabarit européen depuis Verdun-sur-le-Doubs jusqu'à Lyon. Elle constitue un axe de transport fluvial important entre l'est et la Méditerranée et est appréciée pour le tourisme fluvial. Mâcon possède trois ports fluviaux : le port de plaisance, un autre près du quai des Marans et l'Aproport, l'un des ports fluviaux les plus importants de France.

Urbanisme

Typologie

Au , Chevroux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 2],[I 3].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (32,4 %), prairies (31,1 %), zones agricoles hétérogènes (25,8 %), forêts (8,1 %), zones urbanisées (2,7 %)[13].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Panneau d'entrée.

La dernière consonne est rarement prononcée. Pour les noms multisyllabiques, « x » indique l’accentuation sur la dernière syllabe le différenciant avec le z final qui sert à marquer le paroxytonisme et ne devrait pas être prononcé dans sa langue d'origine.

Origine du nom

Le nom de Chevroux vient de Caprosium qui est nom latinisé issu de l'anthroponyme gaulois Cabros, Gabros signifiant chèvre[14].

Anciens noms

Diverses mentions à la commune apparaissent dès le Xe siècle[15]. Pierre-François Chifflet, écrivain du XVIIe siècle, dit que Caprosio était évoqué en 978 selon son Histoire de l'abbaye Royale et de la ville de Tournus. Est mentionné aussi Givrosio dans le recueil des chartes de Cluny en 994.

Les archives de la Côte-d'Or font état de Chivrous et Chievrous en 1344 alors que celles de l'Ain mentionnent Chivroux en 1359, Chievroux en 1366 voire le nom actuel de Chevroux en 1439.

Samuel Guichenon dans un autre ouvrage consacré à la Bresse parle de Chevrous en 1472.

Histoire

En 1032, Chevroux faisant partie du royaume de Bourgogne passe sous l’autorité du Saint-Empire Romain Germanique. Pour se protéger, les grands propriétaires organisent leur défense grâce aux poypes dont celle de la Bouchardière ou celle de Curtetrelle[16]. En parallèle, ils construisent des maisons fortes qui ne pouvaient être habitées mais servaient de refuge à la population qui était prête à payer la protection des plus puissants. C'est ainsi que de nombreuses seigneuries fleurissent dans les hameaux comme Rotaillat, Fromental et La Fougère. Cependant, les Sires de Bâgé et les Seigneurs de Gorrevod ont empêché à ces seigneuries de se développer.

En 1247, le sire de Bâgé Renaud fit creuser le Grand Étang d'une surface de 68 ha pour assainir les terres marécageuses et fournir des poissons en période de Carême. À la demande des habitants, ce plan d'eau a été asséché en 1860-1865.

En 1601, après la fin de la guerre franco-savoyarde qui se termine par le traité de Lyon, la France acquiert la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex, le village devient alors français et est intégré à la province bourguignonne.

Jusqu'en 1789, Ozan était qu'un village de la paroisse de Chevroux qui comprenait aussi Boz jusqu'au XVIIe siècle. En 1790, elle devient une commune à part entière.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Lors de la création des départements par la Révolution française, elle est intégrée au département de l'Ain et au district de Pont-de-Vaux. En 1800, après la suppression des districts, elle intègre l'arrondissement de Bourg-en-Bresse et reste dans le canton de Pont-de-Vaux.

Jusqu'en 2012, elle faisait partie de la quatrième circonscription de l'Ain pour l'élection des députés[17]. Avec l'ajout d'une nouvelle circonscription, Chevroux intègre la première circonscription de l'Ain cette année-là[18].

En mars 2015, à l'occasion des élections départementales, le décret du 13 février 2014[19] portant sur le redécoupage cantonal des cantons de l'Ain entre en vigueur. Ainsi, la commune ainsi que toutes celles du canton dont elle était le chef-lieu sont intégrées au nouveau canton de Replonges.

Liste des maires successifs

Façade de la mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 ? Raymond Durand    
2001 2008 Guy Bernigaud    
2008 En cours Dominique Savot SE Cadre - Réélu en 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages

Panneau indiquant le jumelage.
Localisation des villes jumelées avec Chevroux.
Localisation des villes jumelées avec Chevroux.
Voir l’image vierge
Localisation des communes jumelées.

Après des échanges effectués en 1992 et 1993 entre le collège Antoine Chintreuil de Pont-de-Vaux et la realschule de Dornhan[20], l'idée d'un jumelage entre le canton de Pont-de-Vaux et le village allemand de Dornhan situé dans le land de Bade-Wurtemberg[21] commence à germer. C'est ainsi qu'a été officialisé le jumelage en 1994 en Allemagne et en 1995 en France.

Une amitié avec la commune suisse homonyme est née en 1985 et se concrétise par des rencontres[22].

Intercommunalités

Chevroux était appartenait à la communauté de communes du canton de Pont-de-Vaux qui avait été fondée le jusqu'au . Depuis le , la commune est intégrée à la nouvelle communauté de communes du pays de Bâgé et de Pont-de-Vaux. Cette dernière regroupe les communes de l'ancienne intercommunalité à celles du pays de Bâgé. La structure devient communauté de communes Bresse et Saône le de la même année[23].

Toutefois, ce n'est pas la seule structure intercommunale dont fait partie la localité bressane. On peut mentionner le syndicat mixte Bresse Val de Saône créé en 1995 et regroupant 40 communes[24],[25]. Son but est de négocier les procédures que proposent l'Union européenne, l'État ou la région Auvergne-Rhône-Alpes qui pourraient développer un territoire plus vaste que la simple communauté de communes.

Enfin, comme la totalité des communes du département de l'Ain, le village appartient au syndicat intercommunal d'énergie et de e-communication de l'Ain, organisation fondée le [26]. Le syndicat est compétent dans la gestion des réseaux d'électrification, de gaz, de l'éclairage public, de la communication électronique[27]. En plus de ces compétences, la structure accompagne les communes pour qu'elles puissent maîtriser leur consommation d'énergie, gère un système d'information géographique et a mis en place dans le département, par l'intermédiaire de sa régie Réso-Liain, un réseau de fibre optique pour avoir accès à Internet à très haut débit.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].

En 2023, la commune comptait 990 habitants[Note 3], en évolution de +3,99 % par rapport à 2017 (Ain : +5,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9361 1698319499649669691 0491 134
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1101 1001 1161 0061 0661 0171 0511 011954
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
949918882775792775733720646
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
637587516517586657823871944
2018 2023 - - - - - - -
947990-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

École.

La seule école est une école publique qui est composée de deux classes maternelles et trois classes primaires[32]. Elle a été rénovée et inaugurée en avril 2010.

La poursuite des études dans l'enseignement secondaire se fait au collège Antoine-Chintreuil à Pont-de-Vaux puis sont redirigés vers les lycées de Mâcon.

Toutefois, pour les familles voulant donner un accès à une école privée, l'école Saint-Joseph composé de quatre classes reçoit des élèves des environs à Manziat. Ces derniers peuvent continuer leur scolarité à Feillens au collège Saint-Charles.

Médias

Le Progrès est un journal régional diffusant dans les départements de l'Ain, du Jura, du Rhône, de la Loire et de la Haute-Loire. Chaque vendredi est publié le journal local hebdomadaire Voix de l'Ain.

Dans le domaine télévisuel, la chaîne France 3 émet un décrochage local dans la commune par le biais de France 3 Rhône Alpes. Enfin, Radio Scoop est une radio musicale d'Auvergne-Rhône-Alpes qui possède une station à Bourg-en-Bresse diffusant dans l'Ain.

Économie

Culture et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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