Le China Labour Bulletin, basé à Hong Kong en Chine, préconise de renforcer les droits des travailleurs chinois[2]. Il publie des rapports sur les conditions de travail chinoises[3]. L'ONG établit une carte des grèves en Chine continentale[4]. En 2014, le China Labour Bulletin a recensé 1 378 grèves en Chine continentale, 656 en 2013, 382 en 2012 et 185 en 2011. Pour Cai Chongguo, membre du China Labour Bulletin[5], cette augmentation des mouvements sociaux en Chine est «incroyable: ces mêmes ouvriers s’organisent, rédigent des revendications, font grève, élisent des représentants, négocient et font plier la direction. Les consciences se sont véritablement réveillées, les ouvriers défendent activement leurs droits»[6].
Depuis , le China Labour Bulletin comptabilise les accidents industriels en Chine, à partir des données publiées par la presse locale chinoise. Ainsi 316 cas, «inondations de mines, incendies, défaillances mécaniques ou structurelles, fuites de gaz ou de produits chimiques», ont été recensés depuis le début de l'année 2015[7]. De janvier à , China Labour Bulletin a recensé en Chine 2 354 grèves et manifestations[8].
↑ Reuters China rural migrants young, restless and online: report 10 octobre 2010 «The Hong Kong-based China Labour Bulletin, which advocates stronger rights for workers, also said in the report on Tuesday the tens of millions of young migrants from the Chinese countryside are increasingly adept at using the Internet to mobilize.»
↑ Ursula Gauthier (correspondante de L'Obs à Pékin) La longue marche des syndicalistes chinois 22 août 2011«Les travailleurs ne veulent plus être les sacrifiés du néo-capitalisme aux couleurs chinoises. Ils s'organisent en marge du Parti et de ses syndicats officiels, avec l'aide d'anciens dissidents. Un mouvement qui se veut apolitique. Jusqu'à quand?»