Cette restriction forte de la masse monétaire provoque une augmentation importante des taux d'intérêt[2]. En effet, si la demande de monnaie reste la même ou augmente, l'offre de monnaie est en baisse, ce qui provoque une hausse de la valeur de la monnaie[1]. En plus de cela, Volcker accompagne la baisse de la masse monétaire d'une augmentation des taux directeurs, qui passent de 9 % à 19 %[3].
En juin 1981, le niveau des taux d’intérêt américains à court terme atteint à New York « le record historique de 20 %, attirant tous les capitaux flottants du monde en quête du placement le plus rémunérateur »[4].
À cette date, la divergence entre la politique économique américaine et celle menée en France par le tout nouveau gouvernement d’union de la gauche en France est« à son maximum »[4]: la première est très puissamment orientée contre l'inflation, sans avoir peur des dégâts pour la croissance, quand seconde est entièrement tournée vers la relance budgétaire.
Le choc Volcker fait chuter l'inflation mais causé une profonde récession au cours de l'année 1982, avec un recul de 2% du PIB, et plus généralement la récession mondiale du début des années 1980 générant elle-même la crise de la dette des pays en voie de développement, avec pour effet une augmentation importante du chômage[1].
Le recul de 2% du PIB américain au cours de l'année 1982 contribue à faire chuter l'inflation.
Les conséquences du choc Volcker n'ont pas seulement été nationales, mais aussi internationales. La hausse des taux d'intérêt s'est propagée à tous les pays[1]. Or, l'augmentation des taux d'intérêt rend plus coûteux le service de la dette, c'est-à-dire le coût des intérêts sur la dette publique[5].
Cela a été particulièrement vrai en Amérique latine : l'Argentine a vu sa dette gonfler rapidement de 45 milliards à 65 milliards de dollars en 1989. La dette du Brésil a également augmenté de 100 % en dix ans, passant de 50 à 100 milliards. La même situation a eu lieu en Afrique[5]. Le Mexique annonce son défaut de paiement en 1982[6].