Christophe Dieudonné demeure dans son département natal jusqu'à sa nomination en tant que préfet du Nord[5].
Avocat à Saint-Dié, il est nommé administrateur du département en 1790 jusqu'en septembre 1791, puis député des Vosges à l'Assemblée nationale législative le . Il s'occupe de questions financières. Il est de nouveau administrateur du département jusqu'en germinal an III, puis il devient ensuite procureur-général-syndic (magistrat élu faisant le lien entre le pouvoir central et le département) jusqu'à la suppression de ce poste[5]. Au mois de brumaire an IV, il est nommé pour la 3e fois administrateur du département. En l'an V, il est nommé commissaire central du gouvernement près de l'administration du département.
Il est réélu au Conseil des Anciens le 22 germinal an VII (), où il se montre favorable à ce que la république puisse récupérer les biens des émigrés[3], puis passe au Tribunat le 4 nivôse an VIII ().
Il est nommé préfet du Nord par arrêté des consuls du 3 pluviôse an IX ()[5]. Il arrive à Douai le chef-lieu du département le 21 ventôse an IX ()[6].
Il fait montre d'une inlassable activité pour relancer l'économie du département lourdement marqué par les guerres[7].
Il est inhumé au cimetière de Valenciennes le 29 vendémiaire an XIV, 20 octobre 1805[8].
Des honneurs funèbres publics lui sont rendus le 19 brumaire an XIV ()[9] et la semaine suivante un obit solennel a été célébré aux frais de la ville de Lille dans l'église proche de la préfecture, de même qu'un service solennel a été rendu par l'évêque de Cambrai dans son église cathédrale[10].
Sébastien Bottin, Annuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République, Douai, Imprimerie de Marlier, , 306p. (lire en ligne), p.24..