Chronique des années de braise

film par Mohammed Lakhdar-Hamina, sorti en 1975 From Wikipedia, the free encyclopedia

Chronique des années de braise (en arabe : وقائع سنين الجمر, Waqâ'i' sinîn al-jamr) est un film algérien réalisé par Mohammed Lakhdar-Hamina, sorti en 1975. Il remporte la Palme d'or de la 28e édition du Festival de Cannes. À ce jour, il est le seul film algérien et africain à avoir obtenu cette récompense.

Titre original وقائع سنين الجمر
Waqa'i' sanawat ed-djamr
Scénario Tewfik Farès
Mohammed Lakhdar-Hamina
Acteurs principaux Mohammed Lakhdar-Hamina
Yorgo Voyagis
Henri Czarniak
Sid Ali Kouiret
Faits en bref Titre original, Réalisation ...
Chronique des années de braise
Description de cette image, également commentée ci-après
Affiche du film.
Titre original وقائع سنين الجمر
Waqa'i' sanawat ed-djamr
Réalisation Mohammed Lakhdar-Hamina
Scénario Tewfik Farès
Mohammed Lakhdar-Hamina
Acteurs principaux Mohammed Lakhdar-Hamina
Yorgo Voyagis
Henri Czarniak
Sid Ali Kouiret
Pays de production Drapeau de l'Algérie Algérie
Genre Drame, guerre, historique
Durée 177 minutes
157 minutes (version française)
Sortie 1975

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Argument

Le film est divisé en six chapitres : Les Années de cendre (la sécheresse, la misère et l’abandon de la terre par les paysans) ; L'Année de la charrette (la Seconde Guerre mondiale et ses conséquences sur le pays) ; Les Années de braise (à la fin de la guerre, la flambée de conscience politique contre le colonisateur) ; L'Année de la charge (les élections de 1947, le choix entre le légalisme et le soulèvement) ; Les Années de feu (la révolte dans les campagnes, l’organisation des maquis) ; Le (la révolte qui devient révolution et marque le début de la guerre d'Algérie) et Le .

Synopsis

Ahmed, berger pauvre, quitte son village d'Algérie avec sa femme et ses deux fils pour s'en aller à la ville rejoindre son cousin Kouider en quête d'une vie plus facile. Il se fait embaucher dans une carrière où il découvre la misère et l'injustice.

Il rencontre Miloud, un fou visionnaire, qui hante les cimetières.

La Seconde Guerre mondiale éclate ; Ahmed voit sa famille emportée par une épidémie de typhus : seul lui et son fils Smaïl y échappent. Revenu au village, Ahmed est écœuré par l'opulence dans laquelle vivent les colons. Il fait sauter un barrage afin de répandre l'eau sur les terres des paysans affamés. Par mesure de répression, il est enrôlé dans l'armée en compagnie de son cousin Saïd pour aller faire la guerre en Europe.

Lorsqu'il revient, il est seul : Saïd a été tué sur le front. Devenu forgeron, Ahmed assiste à la naissance de la résistance algérienne anticoloniale et se range aux idées de Si Larbi, militant indépendantiste qui prêche la lutte armée. Les élections de 1948 s'achèvent par un bain de sang. Si Larbi est tué, Ahmed envoyé au bagne.

Évadé, reconnu comme un héros, Ahmed va mourir à son tour pourchassé par les soldats. Mais l'heure de la Libération a sonné. Miloud, toujours en train de prophétiser, meurt en léguant au fils d'Ahmed la mémoire populaire. Smaïl court vers l'avenir de son pays libre.

Fiche technique

Distribution

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».

Production

Le film a été tourné dans la ville de Laghouat, une oasis située dans le Sud algérien, dans la ville de Sour El Ghozlane (ex Aumale), à 100 km au sud d'Alger, ainsi que sur la place du marché à Ghardaïa.

Réception cannoise

La projection du film au festival de Cannes se déroule dans des conditions houleuses. Mohammed Lakhdar-Hamina ayant été menacé de mort par des anciens de l'OAS nostalgiques de l'Algérie française, le ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski, envoie une brigade de sécurité pour la protection de Lakhdar-Hamina et de ses trois enfants présents au festival[1]. Plusieurs alertes à la bombe sont signalées pendant le festival[2].

Prix

Version restaurée 2025

Le festival de Cannes 2025 projette le film en version restaurée et intégrale dans la section Cannes Classics peu avant la mort du réalisateur[3].

Réalisée sous la supervision de Lakhdar-Hamina, cette version réintègre vingt minutes d'images qui avaient été coupées pour la diffusion en salles en France, en 1975, après la Palme d'or.

Notes et références

Annexes

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